A Propos   Trial Watch   CAJ   Tribunaux   Commissions vérité   Droit international   Suisse
  français   | Plan du site

Droit international
 
  Génocide
 
  Crimes contre l'humanité
 
  Crimes de guerre
 
  Agression
 
  Torture
 
  Disparitions forcées
 
  Compétence universelle
 
  Le rôle de la victime
 
  Grandes affaires
 
  Textes internationaux
 
  Bibliographie
Tout public
Scientifique
Revues juridiques
Filmographie
 
  Liens
Accueil / Droit international  >  Bibliographie  >  Filmographie  >  Jugement à Nuremberg

Jugement à Nuremberg

Réalisateur : Stanley Kramer

 

En 1948, à Nuremberg, Dan Hayward (Spencer Tracy), juge américain, est chargé d'instruire le procès de quatre criminels de guerre accusés de crime contre l'humanité. La guerre froide s'amorce, la tâche s'annonce dantesque.

Pendant presque un an, de novembre 1945 au premier octobre 1946, se tient à Nuremberg le procès de 24 Allemands devant un tribunal international militaire. Ces 24 hommes sont des militaires, des ministres, des décisionnaires de l'Allemagne nazie. Ce que l'on sait moins, c'est que les procès continueront jusqu'en 1949 mais uniquement sous l'égide des Etats-Unis qui poursuivront 177 autres intervenants moins centraux du Nazisme, mais également des collaborateurs au régime. 24 seront condamnés à mort, 35 acquittés et le reste condamnés à de la prison avant d'être graciés en 1956.

La très bonne idée de Jugement à Nuremberg est de n'avoir pas traité le premier procès, le procès le plus connu, le plus retentissant... mais aussi le plus facile. Le plus facile car il est évident (de nos jours en tout cas) que les accusés étaient coupables. Ils savaient, ils avaient mis en place, chacun à leur échelle, le système nazi. Faire un film sur le sujet, c'était faire un film sans surprise sur le dénouement, sans réel intérêt non plus sur les motivations des uns et des autres. C'était faire un film entérinant l'envie de vengeance face à un des plus horribles comportements sociaux et humains qu'ait connus l'Histoire récente.

Jugement à Nuremberg préfère s'attarder sur un procès secondaire, tardif. Cela permet d'abord de poser des questions comme : "A quoi servent ces procès maintenant que l'attention est retombée, à quoi bon juger ceux-là (4 juges) plutôt que d'autres ?" ; "Quand commence la participation au nazisme ?". De plus, les accusés étant des juges, cela permet de faire un procès sur des faiseurs de procès, c'est finalement une mise en abîme. Des juges jugent des juges.

    
Imprimer  Envoyer à un ami  Ajouter à mes favoris 
Copyrights © 2008 trial-ch.org. All rights reserved - DB Engineering: J. Bédat, Design: X. Righetti - Informations légales