Affaires devant le TMI
Les procès dureront deux ans et demi, soit jusqu’au 4 novembre 1948. Ils n’aboutiront qu’à la poursuite de 28 des 80 criminels de guerre de Classe A, détenus par les Alliés, autrement dit au seul jugement du premier groupe de criminels de guerre de Classe A. Ceux des deux autres groupes, pour l’essentiel des hommes d’affaires et des industriels importants, seront remis en liberté.
Les accusés sont quatre anciens Premiers ministres, trois anciens ministres des Affaires étrangères, quatre anciens ministres de la Guerre, deux anciens ministres de la Marine, deux anciens ambassadeurs, trois anciens importants hommes d’affaires, un conseiller impérial, un théoricien radical, six anciens généraux, un ancien amiral et un ancien colonel. L’accusation leur reproche d’avoir été à l’origine d’une politique de conquête impliquant la commission de meurtres, de soumission de prisonniers de guerre et d’internés civils à des expériences médicales, de travaux forcés dans des conditions inhumaines, de pillages de biens publics et privés, de destructions délibérées de villes et de villages sans nécessités militaires, et d’une manière générale de meurtres, de viols et de cruautés de masse sur tous les territoires qu’ils ont envahis.
Sur les 28 criminels poursuivis, seuls 25 seront condamnés, deux étant morts de causes naturelles pendant le procès et un troisième sera remis en liberté suite à une hospitalisation pour un problème mental sérieux. Aucun acquittement n’est prononcé. Sept Japonais seront condamnés à mort, alors que les peines de prison infligées aux autres condamnés oscilleront entre 7 ans et la perpétuité. Toutefois, à partir de 1954, les condamnés incarcérés encore en vie seront libérés sur parole avec le retour au pouvoir du parti libéral démocrate. Les condamnés à mort seront quant à eux exécutés par pendaison le 23 décembre 1948.
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