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Mettre le droit au service des victimes des crimes les plus graves
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Hissene Habre

En jugement
Quatre demandes d’extradition formulées par la Belgique en septembre 2005, en mars 2011, en septembre 2011 et en janvier 2012 ; le 20 juillet 2012, la CIJ a exhorté le Sénégal à extrader ou juger Habré ; en jugement devant les Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises depuis le 20 juillet 2015.

Né en 1942, Hissène Habré dirige l'ancienne colonie française du Tchad de 1982 à 1990 jusqu'à son renversement par l'actuel président Idriss Déby et sa fuite vers le Sénégal.

Son régime de parti unique est marqué par de graves et constantes violations des droits de l'homme et des libertés individuelles et de vastes campagnes de violence à l'encontre de son propre peuple. Habré persécute, en procédant à des arrestations collectives et des meurtres de masse, différents groupes ethniques dont il perçoit les leaders comme des menaces à son régime, notamment les Sara et d'autres groupes sudistes en 1984, les Hadjaraï en 1987 et les Zaghawa en 1989. 

Le nombre exact des victimes de Habré reste à ce jour inconnu. En 1992, une Commission d'Enquête du Ministère Tchadien de la Justice, établie par son successeur, accuse le gouvernement Habré de 40 000 assassinats politiques et de torture systématique. La plupart des exactions sont perpétrées par sa terrifiante police politique, la Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS), dont les directeurs, qui rendent des comptes exclusivement à Habré, appartiennent tous à sa propre ethnie, les Goranes. 

Les Etats-Unis et la France soutiennent Habré, le considérant comme un rempart contre le leader libyen Mouammar Kadhafi, qui tente de s'emparer du nord tchadien. Pendant la présidence de Ronald Reagan, les Etats-Unis apportent en secret et par le biais de la CIA un soutien paramilitaire à Habré, afin que celui-ci prenne le pouvoir dans son pays. Par la suite, les États-Unis fournissent à Habré une aide militaire massive et entraînent et aident la DDS tant matériellement que financièrement. Malgré l'enlèvement, en 1974, de l'anthropologue française Françoise Claustre par Habré et ses hommes, alors en rébellion contre le pouvoir central, et le meurtre du Capitaine Galopin venu négocier la libération de sa compatriote en 1975, la France soutient fermement Habré, une fois celui-ci arrivé au pouvoir, en lui procurant des armes, un soutien logistique et des renseignements, ainsi qu’en lançant les opérations militaires « Manta » (1983) et « Epervier » (1986). 

Dès 1992, la Commission d'Enquête recommande d'engager des poursuites judiciaires contre les auteurs des atrocités. Cependant, le gouvernement actuel du Tchad n'a jamais cherché l'extradition de Habré du Sénégal, ni engagé des poursuites contre ses complices restés au Tchad.

Le mardi 25 janvier 2000, sept victimes et une association (l'AVCRP, l'Association des victimes de crimes et répressions politiques au Tchad) portent plainte individuellement  contre Habré devant le tribunal régional de Dakar.

Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.

Informations

Chad 2017 2017  - 2017 2017  - 2017
2017  - 2017
Torture
Crimes contre l'humanité
Atteinte à la vie
Atteinte à l’intégrité physique
29.04.2016
icl-f

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