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 |  |  |  | Abdelkader Mohamed |  | | contexte : | Algérie  | | lieu du procès : | France  | | statut : | Inculpé | | description du statut : | Inculpé pour crimes conte l’humanité et torture par Procureur de Nîmes | | fonction : | Membre du Groupe de légitime défense de la wilaya de Relizane | |
|  | |  | Abdelkader Mohamed est né en 1961 en Algérie. Emigré en France, il habite près de Nîmes (il a acquis la nationalité française), jusqu’à ce que son père, en 1994, lui demande de revenir en Algérie pour participer au Groupe de Légitime Défense (GLD) de la wilaya (département) de Relizane. Suite à l’arrestation de 12 miliciens en mars 1998, et parmi lesquels figuraient son père Abed et son frère Hocine (cf. «ramifications»), Abdelkader Mohamed retourne en France.
Dès 1993, mais surtout à partir de 1994, les autorités algériennes ont armé un certain nombre de civils au sein des wilayas dans lesquelles il existait une forte concentration de groupes armés islamistes afin de participer à la lutte anti-terroriste au nom de la légitime défense. Ces civils ont opéré sous l’appellation de «patriotes», «groupes d’autodéfense» ou «groupes de légitime défense». Parfois d’initiative populaire, la formation de la plupart des milices d’autodéfense est due à l’initiative directe des autorités relayée par la presse privée et les médias gouvernementaux (télévision et radios).
En janvier 1997, un décret a officiellement reconnu les milices paramilitaires sous une seule appellation: les «Groupes de Légitime Défense» (GLD). Les GLD ont été placés sous le contrôle direct du Secteur Opérationnel (SO) chargé de la lutte antisubversive. En janvier 1998, le Premier ministre algérien annonçait aux parlementaires l’existence de 5’000 GLD.
Selon la FIDH, entre 1994 et 1998, Relizane aurait vu se commettre plus d’une centaine d'exécutions sommaires et 208 disparitions dues aux GLD. La découverte en 1998 de charniers à Relizane permet de penser que des victimes des disparitions forcées de cette région ont été exécutées et mises dans ces fosses communes. Selon les mêmes sources, il semblerait que les miliciens pratiquaient, avec les services de la sécurité militaire et la gendarmerie, la torture systématique sur l’ensemble des personnes qu’elles arrêtaient, dans le but de leur extorquer des informations sur les «groupes terroristes» avant de les faire disparaître.
En tant que délégué exécutif communale d’El H’madena entre 1994 et 1997, et à ce titre responsable d’un GLD, Abdelkader Mohamed est soupçonné de disparitions forcées et d’exécutions sommaires de présumés terroristes.
Abdelkader Mohamed a été inculpé le 29 mars 2004 par le Procureur du Tribunal de Grande Instance de Nîmes (France). |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | vu pour la dernière fois : | | | Nîmes (France) |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Torture |  | | dernière modification du profil : | | | 14.09.2008 |
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