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 |  |  |  | Adam Rahmat Damiri |  | | contexte : | Timor Oriental  | | lieu du procès : | Timor Oriental  | | statut : | Inculpé | | description du statut : | Inculpé pour crime contre l'humanité par le «Groupe d’enquête sur les crimes graves» du Tribunal du district de Dili; condamné pour crimes contre l’humanité par tribunal ad hoc pour le Timor le 5 août 2003; acquitté le 6 août 2004 | | fonction : | Comandant militaire de la région d’Udayana | |
|  | |  | Adam Rahmat Damiri est né le 20 novembre 1949. Il est militaire de formation. Entre juin 1998 et novembre 1999, il était commandant de la région d’Udayana, qui couvre le Timor oriental. En décembre 1999, il a été promu au poste d’assistant opérationnel du chef d’état-major du quartier général de l’armée à Jakarta.
La mise en cause de sa responsabilité pénale remonte aux événements qui ont eu lieu au Timor oriental en 1999. Environ 1’400 personnes ont été tuées dans les mois qui ont précédé un référendum sur l’indépendance de la région organisé par les Nations Unies le 30 août 1999 et dans les jours qui ont suivi ce vote. Par ailleurs, plus de 250’000 personnes ont été transférées de force ou ont fui vers le Timor occidental et l’Indonésie. Un grand nombre de personnes ont aussi été victimes d’autres violations des droits de l’homme, notamment d’actes de torture et de viols. Ces crimes ont été perpétrés par des milices soutenues et coordonnées par des membres des forces armées, de la police et des autorités civiles indonésiennes pour influencer le référendum et perturber la mise en application des résultats.
Adam Rahmat Damiri aurait joué un rôle central dans le développement des violences au Timor oriental pendant toute cette période. En tant que commandant de la région d’Udayana, il a été chargé de la sécurité du Timor oriental pendant la loi martiale, à savoir du 7 au 27 septembre 1999. C’est à cette époque que les exactions ont été les plus nombreuses.
Par ailleurs, Adam Rahmat Damiri aurait activement participé à l’organisation des milices pro-indonésiennes impliquées dans ces événements. Il aurait assuré leur formation, financement et armement. Il aurait ainsi rencontré les chefs de ces milices à plusieurs reprises dès fin 1998 en pendant toute l’année 1999. Sa responsabilité directe a aussi été évoquée pour des affaires déterminées, notamment pour les massacres commis dans l’église de Liquica le 6 avril 1999, à la maison du leader indépendantiste Manuel Carrascalao le 17 avril 1999, dans des bâtiments du diocèse de Dili le 5 septembre 1999, dans la résidence de l’évêque Belo le 6 septembre 1999 et dans une église de Suai le 6 septembre 1999.
Le 22 février 2003, Adam Rahmat Damiri, ainsi que sept autres responsables militaires et civils, ont été inculpés par le «Groupe d’enquête sur les crimes graves» (Serious Crimes Unit). |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | nationalité : | | | Indonesia |  | | date de naissance : | | | 20.11.1949 |  | | vu pour la dernière fois : | | | Indonésie |  | | période des faits : | | | 01.01.1999 - 25.10.1999 |  | | période du procès : | | | 01.07.2002 - 06.08.2004 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité |  | | dernière modification du profil : | | | 10.03.2010 |
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