   | Vous avez une information à partager ? Ou une correction à apporter ? cliquez ici...
|
|
 |  |  |  | Arsène Shalom Ntahobali |  | | contexte : | Rwanda  | | lieu du procès : | TPIR (Rwanda)  | | statut : | En jugement | | description du statut : | Son procès s'est ouvert le 12 juin 2001 devant le TPIR | | fonction : | Étudiant, leader d'un groupe d'Interahamwe | |
|  | |  | Arsène Shalom Ntahobali est née en 1970 à Tel Aviv, en Israël. Il est le fils de Pauline Nyiramasuhuko (ministre de la famille et de la promotion féminine au Rwanda; cf. "ramifications") et de Maurice Ntahobali (ancien président de l'Assemblée nationale rwandaise, puis ministre de l'éducation supérieure et enfin recteur de l'université nationale de Butare). A l’époque des faits, il était étudiant à l'Université Nationale du Rwanda à Butare. Il était aussi le leader d'un groupe d'Interahamwe (milices extrémistes hutues). En cette qualité, il exerçait donc une autorité et un contrôle sur les Interahamwe de la préfecture de Butare.
De fin 1990 à juillet 1994, Ntahobali aurait adhéré, exécuté et participé à l’élaboration d’un plan visant à l’extermination des Tutsis. Ce plan comportait, entre autres éléments, le recours à la haine et à la violence ethnique, l’entraînement et la distribution d’armes aux miliciens ainsi que la rédaction de listes de personnes à éliminer. Dans l’organisation de ce plan, il aurait planifié, ordonné et participé aux massacres.
Entre avril et juillet 1994, un barrage routier aurait été érigé à proximité du domicile d’Arsène Shalom Ntahobali à Butare. Ce dernier aurait tenu le barrage avec sa mère Pauline Nyiramasuhuko. Durant toute cette période, ils auraient usé de ce barrage, avec l'aide de militaires pour identifier, enlever et tuer des Tutsis.
Entre le 19 avril et la fin juin 1994, Arsène Shalom Ntahobali et sa mère, accompagnés d'Interahamwe et de militaires, se seraient rendus à plusieurs reprises au bureau de la préfecture pour y enlever des Tutsis. Ceux qui ont tenté de résister ont été agressés et parfois tués sur le champ. Quant aux autres, ils ont été emmenés dans divers endroits de la préfecture notamment dans la forêt avoisinante de l'École Évangéliste du Rwanda pour y être exécutés. Au moment de leur enlèvement, les victimes ont souvent été contraintes par Ntahobali et sa mère de se dévêtir complètement avant d'être forcées de monter dans des véhicules.
D'avril à juillet 1994, Ntahobali aurait sillonné la préfecture de Butare à la recherche de Tutsis. Une fois ces victimes repérées, il les aurait enlevées et les auraient emmenées dans différents endroits où elles auraient été exécutées.
En avril et en mai 1994, Ntahobali ainsi que Joseph Kanyabashi et André Rwamakuba (cf. "ramifications"), accompagnés de soldats et d'Interahamwe sous leurs ordres, auraient été à l'hôpital universitaire de Butare pour sélectionner, enlever et tuer les Tutsis qui y avaient trouvé refuge ou y recevaient des soins. Vers le 25 avril 1994, à l'hôpital universitaire de Butare, Ntahobali aurait violé une femme tutsie dénommée Rose.
A la mi-juin 1994, Ntahobali ainsi que Alphonse Nteziryayo (cf. "ramifications") auraient ensemble tenté d'empêcher l'évacuation, à partir de Butare, d'environ 300 orphelins et des adultes qui les accompagnaient. Passant outre l'opposition des employés de la Croix Rouge International et des autorités locales, ils auraient sélectionné environ 40 adultes qu'ils auraient forcé à demeurer au Rwanda.
Par ailleurs, outre les sévices infligés à des membres de la population tutsie durant cette période, Ntahobali, assisté de complices, aurait participé à l'enlèvement et au viol de femmes tutsies.
En juillet 1994, face à l'avancée des troupes du FPR (Front patriotique rwandais, mouvement d'opposition composé essentiellement de réfugiés tutsis et dirigé par Paul Kagame), Ntahobali a fui le Rwanda en direction de la République démocratique du Congo (RDC). Après s'être caché dans un camp de réfugiés en RDC, il a fini par se rendre au Kenya, où il a vécu en fugitif pendant presque trois ans. Le 24 juillet 1997, il a été arrêté dans une épicerie qu'il gérait à Nairobi au Kenya. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | vu pour la dernière fois : | | | Arusha (Tanzanie) |  | | période du procès : | | | 12.06.2001 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 25.04.2006 |
|  |
 | |  |
|
|