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 |  |  |  | Augustin Ngirabatware |  | | contexte : | Rwanda  | | lieu du procès : | TPIR (Rwanda)  | | statut : | Inculpé | | description du statut : | Mis en accusation par le TPIR en 1999, mandat d'arrêt emis en 2001, arrêté en Allemagne en septembre 2007; transféré à Arusha le 8 octobre 2008; comparution initiale devant le TPIR le 10 octobre 2008; a plaidé non coupable | | fonction : | Ministre du Plan | |
|  | |  | Augustin Ngirabatware est né le 12 janvier 1957. Il est originaire de la commune de Nyamyumba, préfecture de Gisenyi, Rwanda. Docteur en économie et Professeur à l’Université Nationale du Rwanda, il a occupé le poste de Directeur Général au Ministère des Mines et de l’Artisanat avant de devenir le 9 septembre 1990 Ministre du Plan. Il exerçait cette fonction au sein des gouvernements MRND (Mouvement Républicain National pour la Démocratie et le Développement) du 15 janvier 1989, du 9 juillet 1990, du 4 février 1991 et au sein du premier gouvernement dit pluraliste du 31 décembre 1991, puis au sein du second gouvernement pluripartite du 16 avril 1992 et du troisième gouvernement pluripartite du 18 juillet 1993. Entre le 9 avril et mi-juillet 1994, Augustin Ngirabatware exerçait les fonctions de Ministre du Plan au sein du Gouvernement intérimaire. depuis le Par ailleurs, de part son statut d’éminent universitaire, sa permanence au gouvernement depuis 1990 à la tête d’un ministère clé où circulaient beaucoup de fonds et étant le beau fils de Félicien Kabuga (lui-même homme d’affaires richissime allié au Président Juvénal Habyarimana) Augustin Ngirabatware était un membre très influent du MRND à Gisenyi.
Dès la fin de 1990 jusqu’à juillet 1994, Augustin Ngirabatware est accusé d’avoir fait partie d’une entente en vue d’élaborer un plan dans l’intention d’exterminer la population civile Tutsi et d’éliminer des membres de l’opposition et se maintenir ainsi au pouvoir. Les éléments de ce plan comportaient, entre autres, le recours à la haine et à la violence ethnique, l’entraînement et la distribution d’armes aux miliciens ainsi que la confection de listes de personnes à éliminer. Dans l’exécution de ce plan il est accusé d’avoir organisé, ordonné et participé aux massacres perpétrés à l’encontre de la population Tutsi et des Hutu modérés.
Dans une lettre datée du 3 décembre 1993 et adressée au Commandant de la MINUAR (Mission des Nations Unies au Rwanda) avec ampliation à tous les Ministres, parmi lesquels Augustin Ngirabatware, des officiers des FAR (Forces Armées Rwandaises) ont révélé l’existence d’un plan machiavélique conçu par des militaires essentiellement originaires du Nord et partageant l’idéologie Hutu extrémiste. L’objectif de ces militaires nordistes était de s’opposer aux Accords d’Arusha et de se maintenir au pouvoir. Le moyen pour le réaliser consistait à exterminer des Tutsi et leurs complices. La lettre mentionnait, par ailleurs, les noms d’opposants politiques à éliminer. Certains d’entre eux ont effectivement été assassinés dans la matinée du 7 avril 1994.
Augustin Ngirabatware a été mis en accusation par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) depuis 1999. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | nationalité : | | | Rwanda |  | | date de naissance : | | | 12.01.1957 |  | | vu pour la dernière fois : | | | Allemagne |  | | période des faits : | | | 01.01.1994 - 31.12.1994 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 12.10.2008 |
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