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 |  |  |  | Dominique Ntawukuriryayo |  | | contexte : | Rwanda  | | lieu du procès : | TPIR (Rwanda)  | | statut : | Inculpé | | description du statut : | Mandat d’arrêt émis par le TPIR le 21 septembre 2007 ; arrêté le 16 octobre 2007 en France ; transféré au TPIR le 5 juin 2008 | | fonction : | Sous-préfet de Gisagara dans la préfecture de Butare | |
|  | |  | Dominique Ntawukuriryayo est né en 1942 à Mubuga dans la préfecture de Gikongoro au sud du Rwanda. Durant le génocide de 1994 il exerçait la fonction de sous-préfet de Gisagara dans la préfecture de Butare.
L’élément principal de l’acte d’accusation émis par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) est la participation présumée de Dominique Ntawukuriryayo au massacre de la colline de Kabuye. Du 21 au 25 avril 1994 des milliers de tutsis ont été regroupés sur la colline de Kabuye. Peu auparavant la majeure partie d’entre eux s’était concentrée sur le marché de la ville de Gisangara dans la préfecture de Butare. Un grand nombre de ces réfugiés a essayé de fuir vers le Burundi, mais en a été empêché. Les tutsis ont ensuite été forcés de se rendre sur la colline de Kabuye, soi-disant pour y être protégé et nourri. Durant les jours qui ont suivi, des gendarmes, des policiers communaux, des militaires et même des civils armés ont massacrés les tutsis qui se trouvaient encerclés sur la colline de Kabuye. Ces tueries ont duré plusieurs jours en raison du grand nombre de réfugiés. On estime à 25'000 le nombre de personnes massacrées sur la colline de Kabuye entre le 21 et le 25 avril 1994.
Selon l’acte d’accusation, Dominique Ntawukuriryayo aurait ordonné aux gendarmes et aux policiers de regrouper les tutsis sur ladite colline. Il y aurait également transporté des militaires et des gendarmes de Butare et leur aurait mis à disposition des munitions afin de perpétrer les massacres.
Le 25 avril 1994, Ntawukuriryayo, Callixte Kalimanzira (cf. « ramifications »), Bernadette Mukarurangwa et Fidèle Uwizeye se seraient réunis chez ce dernier et auraient discuté du fait que les assaillants n’étaient pas encore parvenus à tuer tous les réfugiés en raison de leur grand nombre. Ils se seraient ensuite rendus sur la colline de Kabuye afin de vérifier l’évolution des massacres.
Dominique Ntawukuriryayo est accusé d’avoir commis d’autres actes répréhensibles selon le Statut du TPIR :
- Le 20 avril 1994 il aurait empêché le bourgmestre de la commune Muguanza (sous-préfecture de Gisagara), Chrysologue Bimenyimana, de rentrer dans sa commune afin de tenter d’arrêter les meurtres qui y avaient commencés.
- Quelques jours après la mort du Président Habyarimana survenue le 6 avril 1994, des barrages routiers ont été mis en place dans la sous-préfecture de Gisagara, notamment près de la résidence de l’accusé. Ces barrages ont servi à empêcher les Tutsis de quitter la région et à les identifier pour les tuer. Dominique Ntawukuriryayo aurait aidé et encouragé ses subordonnés à commettre des tueries aux barrages routiers de la sous-préfecture de Gisagara.
- Entre le 6 avril et le 17 juillet 1994, Dominique Ntawukuriryayo aurait incité directement et publiquement des gens à commettre des actes génocidaires. Il aurait organisé et participé à diverses réunions dans la préfecture de Burare et en particulier dans la sous-préfecture de Gisagara. Lors de ces réunions Dominique Ntawukuriryayo aurait demandé au public et aux autorités de participer aux massacres.
Dominique Ntawukuriryayo est arrivé en France en 1999. A partir de 2000, il résidait en toute légalité et sans se cacher à Carcassonne dans le sud-ouest de la France. Il a fondé une association d’aide à la scolarisation des enfants rwandais et était responsable des migrants pour le diocèse de Carcassonne.
En avril 2006, 32 ressortissants rwandais ont déposé plainte contre Dominique Ntawukuriryayo en France. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | vu pour la dernière fois : | | | Arusha, Tansania |  | | période des faits : | | | 04.1994 - 07.1994 |  | | catégories de crime : | | | Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 03.07.2008 |
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