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Georges Boudarel

contexte : Vietnam Recherche
lieu du procès : France Recherche
statut : Décision d'incompétence - classement
description du statut : Arrêt des poursuites pour crimes contre l’humanité après une décision de la Cour de Cassation du 1er avril 1993
fonction : Ancien Commissaire politique du Vietminh au camp 113
faitsprocédure légalepoints forts
Georges Boudarel est né le 21 décembre 1926 à Saint Etienne, en France, dans une famille catholique. Il fait des études de philosophie et adhère au Parti communiste français en 1946.

En 1948, Georges Boudarel part pour l’Indochine où il enseigne dans des lycées français au Vietnam et au Laos jusqu’en 1950.

En 1950, il devient membre du Parti communiste indochinois et rejoint le Vietminh, l’armée communiste de libération nationale en guerre contre la puissance coloniale française, en décembre.

Entre juin 1952 et février 1954, Georges Boudarel est Commissaire politique du Vietminh. A ce titre, il est responsable de la rééducation idéologique des militaires français faits prisonniers par le Vietminh.

De février 1953 à février 1954, il est envoyé au camp 113, situé dans le nord Tonkin. Il est allégué qu’il aurait utilisé des méthodes de dénutrition, de déchéance physique, d’endoctrinement politique, et de délation entre détenus pour rééduquer politiquement les prisonniers. Il est allégué que sur 320 prisonniers, 278 seraient décédés des suites de ses persécutions durant son année dans le camp.

En juin 1953, Georges Boudarel est condamné en France pour trahison. Lors du procès qui se déroule en son absence, il est condamné à la peine de mort par contumace.

Georges Boudarel rentre en France en 1966 après avoir bénéficié de la loi d’amnistie du 18 juin 1966. Il devient maitre de conférences à l’université de Paris VII et se spécialise dans l’histoire du Vietnam.

Le 13 février 1991, alors qu’il intervient dans un colloque au Sénat sur le Vietnam, Georges Boudarel est apostrophé par un ancien prisonnier, qui a reconnu en lui le responsable de la rééducation du camp 113.

Le 3 avril 1991, Wladislaw Sobanski, un ancien prisonnier du camp 113, et l’Association nationale des anciens prisonniers et internés d’Indochine (ANAPI), déposent plainte contre Georges Boudarel pour crimes contre l’humanité et se constituent parties civiles.
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Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.
 nationalité :
 France
 date de naissance :
 21.12.1926
  période des faits :
 02.1953 - 02.1954
  période du procès :
  13.09.1991 - 20.12.1991
  catégories de crime :
  Crimes contre l'humanité
  dernière modification du profil :
  12.09.2007
 

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