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 |  |  |  | Sary Ieng |  | | contexte : | Cambodge  | | lieu du procès : | Cambodge  | | statut : | Instruction en cours | | description du statut : | Mandat d'arrêt émis par les CECT pour crimes contre l'humanité, génocide et crimes de guerre, arrêté le 12 novembre 2007; placé en détention provisoire | | fonction : | Ancien vice-Premier ministre et Ministre des affaires étrangères du gouvernement Khmer Rouge | |
|  | |  | Kim Trang (alias Ieng Sary) est né en 1922 ou 1925 au Vietnam, près de la frontière du Cambodge. Il fait des études brillantes au collège Sisowath à Phnom Penh. En 1946, il créé une organisation étudiante appelée «Libération du Cambodge du colonialisme français», et organise les premières manifestations étudiantes de l’histoire du pays.
A la fin des années 40’, il obtient une bourse d’étude pour partir en France où il étudie au Lycée Condorcet et à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Là, Ieng Sary découvre le communisme et il adhère en 1951 au Parti communiste français. C’est à cette époque qu’il fait la rencontre de Pol Pot (cf. «ramifications») et de Khieu Samphan. En 1951, il fonde avec ce dernier le Cercle marxiste des étudiants Khmers à Paris. La même année il devient le beau-frère de Saloth Sar, connu sous le nom de Pol Pot (cf. 'ramifications') en épousant Khieu Tirith.
En 1957, Ieng Sary rentre au Cambodge où il devient professeur d’histoire au collège Sisowath à Phnom Penh. Il devient membre actif du Parti communiste du Kampuchéa.
En 1963, il prend le maquis avec Pol Pot et rejoint les Khmers rouges. C’est à cette époque qu’il abandonne son nom vietnamien pour celui de Ieng Sary.
Au cours de la guerre civile de 1971 à 1975, il participe au Gouvernement royal d’union nationale du Kampuchéa et est envoyé spécial du Front national uni du Kampuchéa.
En 1975, lorsque les Khmers rouges prennent la tête du Cambodge, Ieng Sary devient vice-Premier ministre et Ministre des affaires étrangères. Il est alors connu sous le surnom de «Frère numéro 3». En qualité de chef de la diplomatie du Kampuchéa Démocratique, IENG Sary fut l’homme le plus visible du régime.
Le mandat et la position élevée d’Ieng Sary dans la hiérarchie des Khmers rouges inclinent à l’impliquer dans les actes commis sous leur régime. Ses discours et déclarations indiquent qu’il était conscient de la pratique consistant à extorquer des pseudos confessions par la torture. Ses paroles dégagent surtout l’impression qu’il soutenait cette politique : arrêter de prétendus membres de la CIA, du KGB ou des Vietnamiens.
En outre, certaines de ces pseudos confessions abritent des annotations manuscrites de Nuon Chea, numéro deux du parti, selon lesquelles elles devaient être transmises au camarade Van (nom de guerre de Ieng Sary).
Enfin et surtout, ce dernier recevait en copie l’ensemble des télégrammes et autres messages adressés à Pol Pot et ne laissant aucun doute quant à l’ampleur des crimes commis par les Khmers rouges dans l’ensemble du pays.
Il est également responsable du camp d’internement et de rééducation de Boueng Trabek et des camps B17 et B18 dans la province de Kompong Cham.
Ieng Sary est considéré comme l’exécuteur des basses œuvres de Pol Pot, notamment lors des purges massives à l’intérieur du mouvement des Khmers rouges. On lui attribue la responsabilité de la mort des Cambodgiens expatriés appelés à rentrer au pays au nom de la «reconstruction nationale» et qui furent tués dès leur arrivée.
Il est allégué que Ieng Sary a également été l’organisateur du massacre des intellectuels qui a eu lieu au Cambodge à partir d’avril 1975.
En 1979, lorsque les troupes vietnamiennes prennent le Cambodge, Ieng Sary s’enfuit à la frontière thaïlandaise. Il est inculpé in absentia pour crimes de génocide par le Tribunal populaire révolutionnaire de Phnom Penh. Il continue cependant d’assumer ses fonctions officielles dans le gouvernement en exil. Celui-ci est considéré comme légitime par la communauté internationale qui refuse de reconnaitre le nouveau gouvernement cambodgien.
En 1982, il transfère sa charge de Ministre des affaires étrangères à Khieu Samphan (cf. 'ramifications') après la création du Gouvernement de coalition du Kampuchéa Démocratique.
Pendant toute cette période, Ieng Sary assure le commandement personnel de Pailin, une place forte des Khmers rouges.
En août 1996, Ieng Sary quitte les Khmers rouges pour rallier le gouvernement de Phnom Penh avec 10’000 de ses partisans. Il continue à diriger Pailin qui a été proclamée zone «semi-autonome» et qui est placée sous le contrôle des forces de ses fidèles. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | pseudonymes : | | | Frère numéro trois, Van |  | | vu pour la dernière fois : | | | Phnom Penh |  | | période des faits : | | | 17.04.1975 - 07.01.1979 |  | | période du procès : | | | 15.08.1979 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 21.12.2009 |
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