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 |  |  |  | Joseph Nzabirinda |  | | contexte : | Rwanda  | | lieu du procès : | TPIR (Rwanda)  | | statut : | Condamné | | description du statut : | A plaidé coupable devant le TPIR le 14 décembre 2006 ; condamné à 7 ans de prison le 23 février 2007 | | fonction : | Encadreur de la jeunesse dans la commune de Ngoma | |
|  | |  | Joseph Nzabirinda, surnommé Biroto, est né en 1957 dans le secteur de Sahera, commune de Ngoma, province de Butare au sud du Rwanda.
Il était en 1994 encadreur de la jeunesse dans la commune de Ngoma.
Il est reproché à Joseph Nzabirinda d’avoir souscrit et participé à l’exécution du plan d’extermination des Tutsis dans le secteur de la Sahera, son secteur d’origine.
Il serait arrivé dans le secteur de la Sahera le 6 avril 1994 en provenance de Kigali, et à partir de ce moment aurait participé à des réunions d’organisation et de planification du massacre des Tutsis de Sahera. Lors de ces réunions Joseph Nzabirinda aurait déclaré que tous les Tutsis, et en premier lieu les intellectuels, devaient être tués.
Il aurait verbalement incité à tuer les Tutsis à différentes reprises, et, lorsqu’après des recherches, il débusquait des Tutsis cachés, il aurait ordonné aux Interahamwe (milices extrémistes hutues) de les tuer.
Ainsi, aux alentours du 20 avril 1994, de nombreux réfugiés tutsis et des Hutus se seraient rassemblés en un lieu dénommé Kabuye. Nzabirinda s’y serait rendu pour convaincre les Hutus présents de participer aux massacres.
Courant avril 1994, il aurait sillonné le secteur pour encourager les Tutsis réfugiés à se rendre sur la colline de Kabakobwa en leur promettant la sécurité, et aurait notamment forcé les Tutsis réfugiés à l’école primaire de Sahera à se rendre sur cette colline. Les Tutsis réfugiés qui refusaient de s’y rendre y ont été forcés. Vers le 22 avril 1994, des militaires et des Interahamwe ont attaqué les Tutsis réfugiés sur cette colline à l’arme à feu et aux armes traditionnelles, faisant des milliers de morts.
Pendant toute cette période Nzabirinda aurait, en compagnie d’autres personnes, sillonné la zone pour y débusquer les Tutsis cachés et ensuite ordonner aux Interahamwe de les tuer.
Il est également reproché à Joseph Nzabirinda d’avoir personnellement violé trois femmes tutsies. Suite au massacre sur la colline, il aurait débusqué une fille tutsie et l’aurait obligée à le suivre chez lui. Là, la jeune fille aurait été violée à plusieurs reprises et pendant plusieurs jours par Joseph Nzabirinda et ses amis Interahamwe et enfin tuée par Nzabirinda. Vers la fin du mois d’avril il aurait en compagnie d’un autre homme à nouveau violé deux filles dans une maison en ruine.
Joseph Nzabirinda a travaillé pour le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) comme enquêteur pour la défense de l'ancien préfet de Butare, Sylvain Nsabimana (cf. «ramifications»). Au mois de novembre 2001, le greffe du TPIR a résilié son contrat de travail, au motif qu'il avait utilisé de faux documents.
Joseph Nzabirinda a été arrêté le 21 décembre 2001 en Belgique et transféré au TPIR à Arusha (Tanzanie) le 20 mars 2002. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | pseudonymes : | | | Biroto |  | | vu pour la dernière fois : | | | Arusha (Tanzanie) |  | | période des faits : | | | 04.1994 - 04.1994 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 08.01.2008 |
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