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 |  |  |  | Karuna Amman |  | | contexte : | Sri Lanka  | | lieu du procès : | Grande Bretagne  | | statut : | Instruction en cours | | description du statut : | Arrêté à Londres le 2 novembre 2007; instructions en cours concernant son implication dans la commission de crimes de guerre; mis en liberté et déporté au Sri Lanka le 3 juillet 2008 | | fonction : | Ancien commandeur spécial des Tigres tamouls dans les districts orientaux de Batticaloa-Amparai; Commandeur de la faction Karuna | |
|  | |  | Karuna Amman est né en 1966 au Sri Lanka à Kiran, un village du district de Batticaloa. Karuna Amman a été commandeur spécial des Tigres tamouls dans les districts orientaux de Batticoloa-Amparai. Il aurait occupé le poste de numéro deux dans la hiérarchie des Tigres tamouls.
Karuna Amman a organisé une scission avec les Tigres tamouls en mars 2004 et est devenu commandeur d’une faction armée connue sous le nom de Karuna. Karuna Amman aurait justifié cette scission par une absence de considération de la part des Tigres tamouls pour les intérêts des tamouls de l’Est. Les Tigres tamouls auraient quant à eux avancé que des allégations de corruption et de violation du code de conduite des Tigres tamouls étaient à l’origine de la scission organisée par Karuna Amman.
La faction Karuna aurait joui d’une autorité dans le Sud Est du Sri Lanka et aurait une force estimée à une centaine d’hommes. La faction aurait mené des attaques régulières contre les Tigres tamouls. Certaines sources avancent que le gouvernement du Sri Lanka aurait armé, hébergé et supporté la faction Karuna dans sa lutte armée contre les Tigres tamouls. La scission de 2004 est notamment créditée pour avoir contribué à la défaite des Tigres tamouls dans l’Est du Sri Lanka
En 2004, Karuna Amman a crée l’aile politique de la faction : un parti politique plus connu sous le nom de « Tamil Peoples Liberation Tigers » (TMVP).
Selon un rapport de l’organisation Human Rights Watch, le Colonel Karuna et ses hommes auraient commis des violations des droits de l’homme avec l’aide du gouvernement sri lankais.
En tant que commandeur spécial des Tigres tamouls dans le district oriental de Batticaloa-Amparai en 1990, Karuna Amman aurait commis des violations de droits de l’homme. Près de 400 à 600 officiers de police non armés qui s’étaient rendus à cette époque aux Tigres tamouls auraient été massacrés dans le district sous le contrôle de Karuna Amman. Le Colonel Karuna Amman aurait également été impliqué dans d’autres massacres qui eurent lieu dans le district. En juillet 1990, les forces de Karuna auraient arrêté un convoi de musulmans traversant le district de Batticaloa et exécuté 75 d’entre eux dont des femmes et des enfants. En août 1990, les forces de Karuna auraient également exécuté plus de 200 civils dans deux incidents qui eurent lieu dans le district de Batticaloa : le massacre de Kattankudy et le massacre Erovar.
L’organisation Reporters Sans Frontières avance que Karuna Amman aurait également exécuté des journalistes locaux opposés aux Tigres tamouls. Karuna Amman et ses hommes sont également accusés par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et Human Rights Watch d’avoir recruté des enfants et d’avoir visité des familles tamouls afin d’enrôler de jeunes enfants dans la rébellion. Les familles réticentes auraient été menacées et harcelées et des enfants auraient été kidnappés.
La faction Karuna, sous le commandement de Karuna Amman, aurait également commis des violations des droits de l’homme et été impliquée dans des disparitions involontaires de civils dans la péninsule Jaffna. Les membres de la faction auraient notamment pris part, selon un rapport de 2006 d’Amnesty international, à des exécutions de civils. La faction aurait également procédé à des enlèvements d’enfants, notamment dans les districts orientaux, en vu de les enrôler de force dans la faction.
Karuna Amman a nié ces allégations lors d’entretiens et pointé du doigt les Tigres tamouls qui, selon lui, tenteraient de jeter le discrédit sur son parti.
Karuna Amman aurait quitté le Sri Lanka clandestinement en raison de disputes internes et de charges financières pesant contre lui au sein de sa faction. Karuna Amman aurait bénéficié d’une amnistie de facto par le gouvernement Sri lankais. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | vu pour la dernière fois : | | | Grande Bretagne |  | | catégories de crime : | | | Crimes de guerre |  | | dernière modification du profil : | | | 21.07.2008 |
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