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 |  |  |  | Kiki Syahnakri |  | | contexte : | Timor Oriental  | | lieu du procès : | Timor Oriental  | | statut : | Inculpé | | description du statut : | Inculpé pour crime contre l'humanité par le «Groupe d’enquête sur les crimes graves» du Tribunal du district de Dili | | fonction : | Assistant aux opérations du chef d’état-major des armées et administrateur de la loi martiale du 7 au 27 septembre 1999 | |
|  | |  | Le major général Kiki Syahnakri est né le 24 avril 1947 au Java occidental. Il est militaire de formation et a conduit sa carrière principalement au Timor oriental.
La mise en cause de sa responsabilité pénale remonte aux événements qui ont eu lieu au Timor oriental en 1999. Environ 1'400 personnes ont été tuées dans les mois qui ont précédé un référendum sur l’indépendance de la région organisé par les Nations unies le 30 août 1999 et dans les jours qui ont suivi ce vote. Par ailleurs, plus de 250'000 personnes ont été transférées de force ou ont fui vers le Timor occidental et l’Indonésie. Un grand nombre de personnes ont aussi été victimes d’autres violations des droits de l’homme, notamment d’actes de torture et de viols. Ces crimes ont été perpétrés par des milices soutenues et coordonnées par des membres des forces armées, de la police et des autorités civiles indonésiennes pour influencer le référendum et perturber la mise en application des résultats.
A l’époque de ces événements, Kiki Syahnakri était assistant aux opérations du chef d’état-major des armées. A ce titre, il aurait été en charge de la coordination, à Jakarta, des activités militaires au Timor oriental. Il aurait notamment rencontré plusieurs fois des chefs de milices pro-indonésiennes en vue d’organiser toute la campagne de déstabilisation du processus référendaire. Il a ensuite été nommé administrateur de la loi martiale imposée dans la région après le référendum entre le 7 et le 27 septembre 1999. C’est à cette époque que les violations des droits de l’homme les plus graves ont été commises au Timor oriental. Il a ensuite été nommé chef du commandement militaire d'Udayana, une région du Timor occidental où s’étaient enfuis de nombreux membres des milices pro-indonésiennes.
Le 6 novembre 2000, il a été promu au poste d'adjoint au chef d'état-major des armées. Il a pris sa retraite en mai 2002.
Le 22 février 2003, Kiki Syahnakri, ainsi que sept autres responsables militaires et civils, ont été inculpés par le «groupe d’enquête sur les crimes graves» (Serious Crimes Unit), un organe mis en place par l’administration transitoire des Nations unies au Timor oriental, en application de la résolution 1272 (1999) du conseil de sécurité, et placé sous l'autorité du procureur général pour les crimes graves du Timor-Leste. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | nationalité : | | | Indonesia |  | | date de naissance : | | | 24.04.1947 |  | | vu pour la dernière fois : | | | Indonésie |  | | période des faits : | | | 01.01.1999 - 25.10.1999 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 27.02.2010 |
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