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 |  |  |  | Kyungu Mutanga |  | | contexte : | RDC  | | lieu du procès : | République dém. du Congo  | | statut : | En jugement | | description du statut : | En détention depuis le 16 mai 2006; inculpé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ; ouverture du procès le 7 août 2007 devant le Tribunal Militaire de Garnison de Kipushi au Katanga; transféré à la prison centrale de Kasapa le 24 octobre 2007 | | fonction : | Chef d’une milice Maï Maï sévissant dans la province du Katanga dans le Sud Est de la République démocratique du Congo (RDC) entre 2003 et 2006 | |
|  | |  | Kyungu Mutanga, également connu sous le nom de Gédéon, aurait été chef d’une milice d’autodéfense, regroupant des combattants appartenant au mouvement de résistance Maï Maï, sévissant dans la province du Katanga dans le Sud Est de la RDC. Kyungu Mutanga aurait commandité et participé à plusieurs crimes commis contre la population civile dans les localités de Mitwaba, Pweto et Manono entre 2003 et 2006.
Les Maï Maï ont dans un premier temps été sollicités pour aider Laurent-Désiré Kabila dans sa conquête du pouvoir en 1996 et 1997. Ils auraient par la suite été armés par les autorités congolaises, sous le gouvernement de Laurent-Désiré Kabila, afin d’aider les autorités gouvernementales à combattre l’invasion de forces armées étrangères et locales occupant la partie Est de la RDC et soutenues par le Rwanda.
Les Maï Maï se sont présentés comme une force de résistance populaire contre les armées étrangères occupant le territoire de la RDC et sont restés en activité après les Accords de cessez-le feu de Lusaka en 1999 dont ils ont été exclus.
En novembre 2005, le gouvernement a entrepris de désarmer les groupes armés locaux et étrangers actifs dans le pays. Les forces armées de la RDC ont lancé une opération militaire afin de réprimer la rébellion menée par les Maï Maï au Katanga. Lors de cette opération, les forces armées auraient arrêté des centaines de civils suspectés d’avoir des liens avec les rebelles Maï Maï et auraient exécuté et torturé à mort des douzaines d’entre eux. Des allégations de viols de femmes suspectées de soutenir les Maï Maï pèsent également sur les forces armées de RDC.
Les Maï Maï ont refusé le désarmement et se sont par la suite dissociés du gouvernement central. Kyungu Mutanga et d’autres chefs Maï Maï auraient estimé ne pas avoir été récompensés correctement pour leur engagement auprès des forces gouvernementales. Les Maï Maï se seraient ensuite retournés contre le gouvernement central et les communautés locales. Traqués depuis novembre 2005 par les forces armées gouvernementales et suspectés d’avoir commis des crimes contre la population civile, les Maï Maï ont constitué un facteur d’insécurité pour la population civile et se seraient engagés dans des confrontations violentes avec les forces armées gouvernementales.
Le 12 mai 2006, suite à des campagnes menées par les forces gouvernementales et les Nations Unies, Kyungu Mutanga et certains guerriers Maï Maï ont rendu les armes aux casques bleus de la Mission de l’Organisation des Nations Unies au Congo (MONUC) stationnés à Mitwaba à environ 300km au nord de Lubumbashi dans la province du Katanga. Kyungu Mutanga était accompagné d’un groupe de 150 combattants Maï Maï dont, selon des données fournies par les Nations Unies, 76 enfants soldats. Kyungu Mutanga aurait exprimé le souhait d’être intégré au processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Il aurait offert son assistance aux officiels de la MONUC afin d’appeler ses miliciens à se rendre.
Le 16 mai 2006, la MONUC a remis Kyungu Mutanga aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo. L’Auditeur Supérieur Militaire de Lubumbashi s’est ensuite saisi du dossier. Kyungu Mutanga a été mis en détention sous la responsabilité des autorités militaires judiciaires mais n’a pas été immédiatement inculpé.
Selon un rapport spécial publié par la MONUC le 6 juillet 2006, les faits reprochés à Kyungu Mutanga et à ses hommes concernent principalement des allégations d’exécutions sommaires de civils, de viols, de pillages et d’abus de civils commis entre 2003 et 2006 dans le centre du Katanga. Les Maï Maï auraient notamment torturé, sur la place publique, des victimes civiles avant de se livrer à des actes de cannibalisme dans le cadre de cérémonies dont le but était de terroriser la population. Parmi les faits reprochés à Kyungu Mutanga, on peut mentionner le meurtre de la femme du Directeur du Parc National de Upemba, le recrutement d’enfants pour servir dans les forces armées Maï Maï, des actes de cannibalisme, l’utilisation d’armes à feu et la création d’un mouvement insurrectionnel. La MONUC souligne que les milices Maï Maï n’ont entrepris aucune démarche pour enquêter sur les violations de droits perpétrées par leurs sympathisants |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | pseudonymes : | | | Gédéon |  | | vu pour la dernière fois : | | | Prison centrale de Kasapa, Katanga |  | | période du procès : | | | 07.08.2007 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre |  | | dernière modification du profil : | | | 26.01.2008 |
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