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 |  |  |  | Megan Ambuhl |  | | contexte : | Irak  | | lieu du procès : | Etats-Unis  | | statut : | Condamné | | description du statut : | Condamnée en octobre 2004 par un tribunal militaire à être exclue de l’armée et à une amende équivalant à un demi-mois de salaire | | fonction : | Réserviste dans l’armée des Etats-Unis, gardienne de prison à Abu Ghraib | |
|  | |  | Megan Ambuhl a rejoint la réserve de l’armée des Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. En 2002, elle a majoré en biologie à l’université de Coastal Carolina, puis a travaillé comme technicienne de laboratoire en Virginie. Appelée à servir en Irak, elle a commencé son travail de gardienne de prison à Abu Ghraib en octobre 2003, en tant que membre de la 372ème Compagnie de Police militaire.
Durant l’année 2003, des rumeurs et des rapports font état de mauvais traitements, tortures et crimes de guerre commis par du personnel de l’armée étatsunienne sur des prisonniers irakiens, détenus notamment à Abu Ghraib. En janvier 2004, le sergent Joseph Darby, membre de la police militaire des forces américaines a alerté le commandement U.S. sur ces abus. Il a ainsi transmis des photographies à l’officier en charge des affaires internes basé à Abu Ghraib. Ces clichés montraient des prisonniers irakiens nus, forcés à simuler des actes sexuels, ou battus.
Le Commandant de la Coalition militaire occupant l’Irak, le Général Ricardo Sanchez, a ordonné, fin janvier 2004, au Général Antonio Taguba de mener une enquête sur les faits en cause. Les résultats de cette enquête, menée en parallèle de deux autres, ont été connus des responsables militaires le 4 avril 2004.
Le rapport Taguba (cf. liens pertinents) conclue que des soldats américains ont commis des actes infamants représentants de graves violations des règles internationales. Il y est ainsi fait mention qu’entre octobre et décembre 2003 ont été perpétrés de nombreux «abus sadiques» sur des prisonniers irakiens détenus à Abu Ghraib. Ainsi, les gardes auraient inventés leurs propres règles, sous l’approbation plus ou moins explicite de leurs supérieurs
Ce rapport cite de nombreux exemples d’abus sur les détenus dont des violences physiques, des agressions sexuelles, des cas de torture, l’utilisation de chiens militaires pour terroriser les prisonniers, des menaces de viol ou de meurtre…
Dans ce rapport sont présentés sept suspects: Ivan Frederick II, Javal Davis, Charles Graner, Sabrina Harman, Jeremy Sivits, Lynndie England (cf. «ramifications») et Megan Ambuhl.
Megan Ambuhl a été inculpée par la justice militaire son pays. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | vu pour la dernière fois : | | | Etats-Unis |  | | période des faits : | | | 10.2003 - 01.2004 |  | | période du procès : | | | 08.2004 - 30.10.2004 |  | | catégories de crime : | | | Crimes de guerre Torture |  | | dernière modification du profil : | | | 13.11.2009 |
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