  | Vous avez une information à partager ? Ou une correction à apporter ? cliquez ici...
|
|
 |  |  |  | Norbert Dabira |  | | contexte : | Congo-Brazzaville  | | lieu du procès : | France  | | statut : | Instruction en cours | | description du statut : | La Cour de cassation française s'est déclarée compétentep pour juger l'affaire le 9 avril 2008 | | fonction : | Général, Inspecteur général des armées et de la gendarmerie | |
|  | |  | Le général Norbert Dabira était l’inspecteur général des armées et de la gendarmerie en 1999.
Dans le cadre de l’affaire dite du Beach de Brazzaville (nom donné au port fluvial de Brazzaville), selon les juridictions congolaises, les faits suivants ont été établis: durant les années 1998-1999, Brazzaville et ses environs étaient en proie à des conflits multiples opposant les troupes régulières des Forces armées congolaises à des groupes politico-militaires, les milices Ninjas. En conséquence, de nombreuses personnes ont dû fuir en République Démocratique du Congo (RDC). Pour mettre un terme aux souffrances que les réfugiés congolais enduraient en RDC, les gouvernements des deux Congo et le Haut-commissariat aux réfugiés ont conclu un accord tripartite, en vue de faciliter le rapatriement volontaire des Congolais contraints à l'exil par le fait des violences armées. Dans ce sens, entre le 5 et le 14 mai 1999, 6599 réfugiés ont effectué volontairement la traversée du fleuve Congo, venant de Kinshasa, capitale de la RDC, à destination du Beach de Brazzaville. Selon de nombreux témoignages, le dispositif sécuritaire, pour les accueillir au port de Brazzaville, était constitué de plusieurs militaires appartenant à des unités hétérogènes sans grande discipline; que c'est ainsi, après les formalités de police, certains réfugiés, pour des motifs non élucidés, étaient retenus: nombre d'entre eux demeurent depuis lors disparus.
Selon l’accusation, au port fluvial dit du Beach et de Yoro, à ciel ouvert, ces déplacés auraient été scindés en différents groupes : militaires, femmes, hommes valides et notamment les jeunes. Ces derniers auraient été retirés des rangs, entraînés dans des locaux du Beach de Brazzaville, avant d'être transférés dans des lieux tenus secrets puis de tout simplement disparaître. De sources proches de parents de victimes, les personnes disparues auraient été transférées à la Direction des Renseignements militaires (DRM) et au Palais présidentiel dans le quartier du Plateau (centre ville). La DRM a ensuite informé les parents des disparus ne détenir que les militaires interceptés au Beach.
Le 7 décembre 2001, une plainte a été déposée en France, mettant en cause notamment Norbert Dabira. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | vu pour la dernière fois : | | | Congo Brazzaville |  | | période des faits : | | | 05.05.1999 - 14.05.1999 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Disparitions forcées Torture |  | | dernière modification du profil : | | | 15.04.2008 |
|  |
 | |  |
|
|