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 A Woman's Work - Article by Peter Landesman
New York Times - September 15, 2002, Sunday (article to purchase)
 A Woman's Work - Article by Peter Landesman
The Hamilton Spectator Magazine - September 28, 2002, Saturday
 Butare : une ville «intellectuelle» qui s'est surpassé pendant le génocide
Hirondelle News Agency (Lausanne) - 18 Février 2005
 Indictment / Acte d'accusation
 LE VIOL COMME MÉTHODE DE GÉNOCIDE AU RWANDA - Pauline Nyiramasuhuko, la barbarie au féminin
Courrier international - n° 628 - 14 nov. 2002 (Accès possible uniquement aux membres du Courrier International)
 Pauline Nyiramasuhuko, une des quatres premières femmes ministres au Rwanda
Hirondelle News Agency (Lausanne) - 18 Février 2005
 Bibliography of the Rwandan Genocide
Wikipedia
 Le génocide rwandais: comment il a été préparé
Human Rights Watch, avril 2006
 The Rwandan Genocide - How It Was Prepared
Human Rights Watch, April 2006
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Pauline Nyiramasuhuko

contexte : Rwanda Recherche
lieu du procès : TPIR (Rwanda) Recherche
statut : En jugement
description du statut : Son procès s'est ouvert le 12 juin 2001 devant le TPIR
fonction : Ministre de la Famille et de la Promotion féminine
faitsprocédure légalepoints forts
Pauline Nyiramasuhuko est née en 1946 dans la commune de Ndora, préfecture de Butare, au Rwanda. Fille de paysans qui produisaient juste de quoi vivre, elle est l'exemple d'une réussite locale. Au collège, elle est devenue l'amie d'Agathe Kanziga, qui épousa plus tard le président hutu Juvénal Habyarimana. Ce fut une rencontre décisive. Après ses études, elle a quitté Butare pour la capitale Kigali où elle a rejoint le ministère des affaires sociales. Pauline Nyiramasuhuko n'avait que 22 ans quand Agathe l'aida à gravir d'un coup les échelons administratifs et à devenir inspectrice nationale au ministère. En 1968, elle a épousé Maurice Ntahobali, qui devint président de l'Assemblée nationale rwandaise, puis ministre de l'éducation supérieure et enfin recteur de l'université nationale de Butare. Pauline a été alors l'une des rares femmes rwandaises à s'inscrire en droit.

En 1992, alors qu'elle était déjà l'une des leaders du Mouvement Républicain National pour la Démocratie et le Développement (MRND, le parti présidentiel), elle a été nommée ministre de la famille et de la promotion féminine. Elle a occupé ce poste jusqu'en juillet 1994, date à laquelle elle a fui le Rwanda. En cette qualité, elle était responsable de la politique gouvernementale adoptée dans le secteur de la famille et de la promotion féminine. Elle exerçait une autorité et un contrôle sur l’ensemble des institutions et du personnel de son ministère. De plus, elle assistait au conseil des ministres où elle a été informée de la situation sociopolitique du pays et où elle a été mise au courant de la politique gouvernementale. Elle participait aussi à l'élaboration de la politique adoptée et mise en œuvre par le gouvernement intérimaire.

De fin 1990 à juillet 1994, Pauline Nyiramasuhuko aurait adhéré, exécuté et participé à l’élaboration d’un plan visant à l’extermination des Tutsis. Ce plan comportait, entre autres éléments, le recours à la haine et à la violence ethnique, l’entraînement et la distribution d’armes aux miliciens ainsi que la rédaction de listes de personnes à éliminer. Dans l’organisation de ce plan, elle aurait planifié, ordonné et participé aux massacres. D'avril à juillet 1994, Pauline Nyiramasuhuko aurait publiquement incité la population à exterminer la population tutsie. Entre le 9 avril et le 14 juillet 1994, lors de différentes réunions du conseil des ministres, plusieurs ministres, dont Nyiramasuhuko, auraient exigé des armes pour les distribuer dans leur préfecture d'origine afin de commettre les massacres. Lors de ces réunions, le gouvernement intérimaire a adopté des directives et donné des instructions aux préfets et aux bourgmestres visant à inciter, encourager et aider à commettre les massacres. Pour s'assurer de la mise en oeuvre de ces directives, le gouvernement intérimaire a désigné pour chaque préfecture un ministre responsable de ce que l'on appelait la «pacification». Pauline Nyiramasuhuko a été nommée ministre responsable de la «pacification» pour la préfecture de Butare.

Peu après l'arrivée de Nyiramasuhuko à Butare, des voitures surmontées de haut-parleurs parcouraient les routes autour de Butare en annonçant que la Croix-Rouge s'était installée dans un stade non loin de là pour fournir nourriture et asile à la population. Le 25 avril, des milliers de Tutsis s'y sont rendus. Il s'agissait d'un piège. Au lieu de trouver nourriture et abri, les réfugiés ont été encerclés par les Interahamwe (milices extrémistes hutues). Pauline Nyiramasuhuko aurait supervisé l'attaque et encouragé les Interahamwe. Elle leur aurait aussi ordonné de violer les femmes avant de les tuer. A la fin du massacre, Nyiramasuhuko se serait rendue dans un enclos où un groupe d'Interahamwe gardait 70 femmes et filles tutsies. Selon le Procureur, elle aurait ordonné aux Interahamwe de violer les femmes avant de les brûler en les aspergeant d'essence.

De plus, à différents moments, Nyiramasuhuko aurait fait comprendre aux Interahamwe que le viol était une récompense.

Le préfet de Butare, seul préfet d'origine tutsie dans le pays, s'était ouvertement opposé aux massacres dans sa préfecture. Aussi, des milliers de Tutsis avaient cherché refuge à Butare dès le début des massacres. Consciente de la situation particulière qui régnait à Butare, Pauline Nyiramasuhuko aurait révoqué le préfet et aurait incité les populations à s'impliquer dans les massacres. Par la suite, le préfet a été arrêté et tué. Le 20 avril 1994, Pauline Nyiramasuhuko aurait demandé au nouveau préfet Sylvain Nsabimana (voir «ramifications») de lui fournir une assistance militaire pour procéder aux massacres dans la commune de Ngoma.

Entre avril et juillet 1994, un barrage routier aurait été érigé à proximité du domicile de Pauline Nyiramasuhuko. Cette dernière aurait tenu le barrage avec son fils Arsène Shalom Ntahobali (voir «ramifications»). Durant toute cette période, ils auraient usé de ce barrage, avec l'aide de militaires pour identifier, enlever et tuer des Tutsis.

Entre le 19 avril et la fin juin 1994, Pauline Nyiramasuhuko et son fils, accompagnés d'Interahamwe et de militaires, se seraient rendus à plusieurs reprises au bureau de la préfecture pour y enlever des Tutsis. Ceux qui ont tenté de résister ont été agressés et parfois tués sur le champ. Quant aux autres, ils ont été emmenés dans divers endroits de la préfecture notamment dans la forêt avoisinante de l'École Évangéliste du Rwanda pour y être exécutés. Au moment de leur enlèvement, les victimes ont souvent été contraintes par Nyiramasuhuko et son fils de se dévêtir complètement avant d'être forcées de monter dans des véhicules. Nyiramasuhuko auraient aussi sélectionné des femmes tutsies à violer.

En mai 1994, le premier ministre Kambanda (cf. "ramifications") accompagné de Pauline Nyiramasuhuko auraient visité la commune de Ndora. Ils y auraient rencontré le bourgmestre qui avait emprisonné au cachot communal des individus qui s'étaient livrés au massacre des Tutsis. Après consultation, ils auraient fait libérer ces prisonniers. Quelques jours après, le bourgmestre de Ndora a été relevé de ses fonctions.

En juillet 1994, face à l'avancée des troupes du FPR (Front patriotique rwandais, mouvement d'opposition composé essentiellement de réfugiés tutsis et dirigé par Paul Kagame), Nyiramasuhuko a fui le Rwanda en direction de la République démocratique du Congo (RDC). Après s'être cachée dans un camp de réfugiés en RDC, elle a fini par se rendre au Kenya, où elle a vécu en fugitive pendant presque trois ans. Le 18 juillet 1997, elle a été arrêtée à Nairobi.
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  vu pour la dernière fois :
  Arusha (Tanzanie)
  période du procès :
  12.06.2001
  catégories de crime :
  Crimes contre l'humanité
Crimes de guerre
Génocide
  dernière modification du profil :
  27.11.2007
 
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