   | Vous avez une information à partager ? Ou une correction à apporter ? cliquez ici...
|
|
 |  |  |  | Rahim Ademi |  | | contexte : | Ex Yougoslavie  | | lieu du procès : | Croatie  | | statut : | Acquitté | | description du statut : | Inculpé par le TPIY; dossier transféré à la Cour du Comté de Zagreb; acquitté le 30 mai 2008 | | fonction : | Ancien général de l’armée croate d’origine kosovo-albanaise | |
|  | |  | Rahim Ademi est né le 30 janvier 1954 à Karac, un village du comté de Vucitrn au Kosovo. En 1976, il est promu de l’Académie Militaire de Belgrade, et est par la suite envoyé en service à Rogoznica près de Sibenik. En 1991, il intègre le Ministère de l’Intérieur (le «MUP»), et devient peu après membre de l’armée croate. Le 5 décembre 1992, il est nommé chef d’état-major du district militaire de Gospic. Suite à l’absence du général de brigade Izidor Cesnaj pour des raisons médicales, Rahim Ademi passe au rang de commandant par intérim du district militaire de Gospic. C’est le poste qu’il occupera durant la période des faits qui lui sont reprochés, à savoir l’opération militaire dans la poche de Medak, qui a lieu du 9 au 17 septembre 1993.
L’opération dans la poche de Medak a lieu durant la guerre d’indépendance croate, qui oppose le nouveau gouvernement croate et la minorité serbe, appuyée politiquement et militairement par Belgrade. Après la proclamation d’indépendance de la Croatie du 25 juin 1991, l’Assemblée de la Région autonome de la Krajina serbe, conjointement avec les Serbes d’autres régions de la Croatie, proclame le 19 décembre 1991 son indépendance face à la Croatie et crée la République de la Krajina serbe (la «RSK»). Entre 1992 et 1993, les forces croates lancent plusieurs opérations militaires contre la RSK. Dans le cadre de ces dernières, les forces croates auraient attaqué le 9 septembre 1993 la poche de Medak. Celle-ci, d’une surface de cinq kilomètres sur six, est située à l’intérieur de la RSK, au sud de la ville de Gospic dans la République de Croatie. Avant l’attaque, elle comptait environ 400 habitants serbes. Durant l’opération, les forces croates auraient complètement détruit ses villages, dépossédant ainsi la population serbe de tout moyen de subsistance.
Selon l’acte d’accusation, Rahim Ademi, agissant seul ou conjointement avec Mirko Norac et Janko Bobetko (cf. «ramifications»), aurait planifié, ordonné, commis, aidé à planifier ou à exécuter la persécution de civils serbes habitant la poche de Medak, pour des raisons raciales, politiques ou religieuses. Parmi les crimes de persécution allégués, il faut citer l’exécution illégale et la capture de personnes protégées, à savoir des civils serbes et des soldats blessés, les traitements cruels et inhumains qu’ils ont subis (notamment le fait d’infliger des blessures graves par balle ou à l’arme blanche, de frapper violemment les victimes avec des crosses de fusils, de les brûler avec des cigarettes, de les attacher à un véhicule et de les faire traîner sur la route et de les mutiler), la propagation de la terreur parmi la population civile serbe de la poche de Medak, et la destruction et le pillage systématique de biens appartenant à cette population. Durant cette opération, au moins 29 civils serbes ont perdu la vie, d’autres on été grièvement blessés, et l’essentiel des constructions des villages de la zone ont été détruites.
Rahim Ademi se rend volontairement au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à la Haye le 25 juillet 2001. |  | pour en savoir plus... |  |  |  | | nationalité : | | | Croatia |  | | date de naissance : | | | 30.01.1954 |  | | vu pour la dernière fois : | | | Croatie |  | | période des faits : | | | 09.09.1993 - 17.09.1993 |  | | période du procès : | | | 18.06.2007 - 30.05.2008 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre |  | | dernière modification du profil : | | | 30.05.2008 |
|  |
 | |  |
|
|