Mettre le droit au service des victimes des crimes les plus graves
  Radovan Karadzic
 Acte d'accusation amendé 10 octobre 2002
Site du TPIY
 Amended indictment of October 10, 2002
ICTY
 Serbie: un groupe d'extrême droite donne le nom de ... - Le Nouvel Observateur
12.03.2010
U n groupe d'extrême droite a placardé des affiches honorant Ratko Mladic, l'homme accusé de crimes de guerre le plus recherché d'Europe, dans un quartier d'affaires de ...
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Ratko Mladic

contexte : Ex Yougoslavie Recherche
lieu du procès : TPIY (Yougoslavie) Recherche
statut : Recherché - Mandat d'arrêt
description du statut : Sous mandat d’arrêt international pour génocide, complicité dans le génocide, crimes contre l’humanité et violations des lois ou coutumes de la guerre.
fonction : Chef de l’état-major principal de l'armée serbe de Bosnie Herzegovine
faitsprocédure légale
Officier de carrière de l’Armée populaire yougoslave (JNA), le Général Mladic rejoint en 1992 l’armée de la République serbe de Bosnie-Herzégovine/Republika Srpska (VRS) créée par l’Assemblée des Serbes de Bosnie le 12 mai 1992, dont il devient chef de l’état-major principal. Il occupera cette fonction jusqu’au 22 décembre 1996 au moins.

Après la reconnaissance par la communauté internationale de l’indépendance de la Bosnie-Herzégovine le 6 avril 1992, des combats ont éclaté à Sarajevo. La ville a été soumise à un blocus, à des bombardements et à des actions de tireurs isolés. A partir de mai 1992, les forces serbes de Bosnie (VRS), sous le commandement de Mladic, ont mené une campagne de bombardements et de tirs isolés contre des zones civiles de la ville, terrorisant, blessant et tuant des civils, et détruisant des édifices. La VRS a pris le contrôle des municipalités situées sur le territoire de la République Serbe de Bosnie-Herzégovine, où elle a commencé une campagne de persécutions contre les populations non serbes et visant à les chasser : expulsions, déplacements forcés, arrestations, meurtres et emprisonnements dans des centres de détention où ces populations ont été soumises à des mauvais traitements physiques, psychologiques, ainsi qu’à des conditions de vie cruelles et inhumaines. Les habitations, les commerces, les lieux de culte et les biens des populations non serbes ont également été pillés, détruits et/ou confisqués.

Entre janvier et mars 1993, la VRS a attaqué la région de Cerska, en Bosnie orientale, entraînant la fuite de milliers de Musulmans qui ont ensuite cherché refuge dans les territoires contrôlés par les autorités de la République de Bosnie-Herzégovine, dont Srebrenica et Zepa. Malgré la résolution 819 du Conseil de Sécurité de l'ONU, du 16 avril 1993, qui exigeait que toutes les parties au conflit dans la République de Bosnie-Herzégovine traitent Srebrenica, Zepa, Gorazde, Sarajevo (et leurs environs) comme des « zones de sécurité » qui ne devaient être la cible d’aucune attaque armée ni d’aucune autre action hostile, la VRS, sous le commandement du Général Mladic et sur ordre de Karadzic, a attaqué l'enclave de Srebrenica entre le 2 et le 11 juillet 1995.

Des milliers d'hommes musulmans de Bosnie présents dans cette enclave ont dû se rendre à la VRS, et plus de 7000 prisonniers musulmans de Bosnie capturés ont été exécutés sommairement entre le 13 et le 19 juillet 1995. La VRS a ensuite tenté de dissimuler les meurtres des Musulmans de Srebrenica en exhumant les corps des victimes des charniers pour les enterrer dans des endroits isolés.

Par ailleurs, du 26 mai 1995 au 19 juin 1995, la VRS a pris en otage et détenu plus de 200 observateurs militaires et membres des forces de maintien de la paix de l’ONU, suite aux raids aériens menés par l’OTAN contre les forces serbes de Bosnie.

En sa qualité de chef de l'état major principal de la VRS, le général Mladic avait une autorité sur tout le fonctionnement de la VRS et en assumait l'entière responsabilité, étant chargé de planifier et de diriger toutes les opérations de la VRS, et de contrôler les activités de tous les officiers et unités subordonnés.
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Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.
 nationalité :
 Bosnia and herzegovina
 date de naissance :
 12.03.1942
  vu pour la dernière fois :
  Serbie et Monténégro
  période des faits :
 12.05.1992 - 22.12.1996
  catégories de crime :
  Crimes contre l'humanité
Crimes de guerre
Génocide
  dernière modification du profil :
  05.01.2010
 
Genocide, War Crimes and Crimes Against Humanity: A Topical Digest of the Case Law of the ICTY
Human Rights Watch (2006)
Justice in a Time of War: The True Story Behind the International Criminal Tribunal for the Former Yugoslavia
Pierre Hazan
La Justice face à la guerre: De Nuremberg à La Haye
Pierre Hazan

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