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 |  |  |  | Samuel Imanishimwe |  | | contexte : | Rwanda  | | lieu du procès : | TPIR (Rwanda)  | | statut : | Condamné | | description du statut : | Condamné par le TPIR à 27 d’emprisonnement en première instance – peine réduite à 12 ans d'emprisonnement en appel | | fonction : | Lieutenant des Forces Armées Rwandaises (FAR) - Commandant par intérim du camp militaire de Cyangugu | |
|  | |  | Samuel Imanishimwe est né le 25 octobre 1961 dans la préfecture de Gisenyi au Rwanda. Lieutenant des Forces Armées Rwandaises (FAR), il a exercé les fonctions de Commandant par intérim du camp militaire de Cyangugu (appelé également camp militaire de Karambo) d'octobre 1993 jusqu'à son départ du Rwanda en juillet 1994. En cette qualité, il exerçait une autorité de fait et un contrôle effectif sur les militaires du camp militaire de Karambo à Cyangugu. Il exerçait une autorité de fait et de droit sur les militaires de la préfecture de Cyangugu et avait la capacité matérielle d'empêcher ou de punir les infractions.
Au début d’avril 1994, environ 5000 Tutsis se réfugièrent à la cathédrale de Cyangugu afin d'échapper à la violence et aux attaques dont ils étaient victimes. Le 11 avril 1994, trois attaques ont été lancées contre les réfugiés Tutsis de la cathédrale. Suite à la première attaque contre la cathédrale de Cyangugu le 11 avril 1994, des soldats ont arrêté au moins sept réfugiés à proximité de celle-ci, et les ont emmenés au camp militaire de Karambo à Cyangugu où ils ont été présentés à Samuel Imanishimwe comme étant des «Inyenzi-Inkotanyi» qu’ils avaient capturés dans les bosquets. Les militaires ont à maintes reprises frappé à coups de pied et d’autres manières les réfugiés, notamment avec la crosse de leurs fusils, dès leur arrestation et pendant toute la durée de leur incarcération au camp. Imanishimwe était parfois présent pendant que les réfugiés subissaient ces sévices, mais n’a pas tenté d’y mettre fin.
Le 15 avril 1994, Samuel Imanishimwe a ordonné le transfert des réfugiés de la cathédrale de Cyangugu au stade Kamarampaka à Cyangugu à l’issue de discussions avec les autorités ecclésiastiques qui avaient indiqué qu’elles ne pouvaient protéger de manière adéquate les réfugiés à la cathédrale sans une aide accrue des autorités préfectorales ou militaires. Les réfugiés Tutsis de la cathédrale furent escortés au stade Kamarampaka de Cyangugu par les autorités ecclésiastiques, le préfet Emmanuel Bagambiki (cf. "ramifications") et des gendarmes. Au stade, plusieurs autres réfugiés étaient déjà présents, et par la suite d’autres les rejoignirent, y compris des réfugiés du groupe scolaire de Gihundwe ainsi que de la paroisse de Shangi. Ils y restèrent jusqu’au 11 mai 1994, date à laquelle ils ont été transférés au camp de Nyarushishi.
Le 12 avril 1994, des militaires placés sous le contrôle effectif d'Imanishimwe ont participé au massacre de réfugiés civils principalement Tutsis au terrain de football de Gashirabwoba. 15 soldats étaient arrivés au terrain, avaient encerclé les réfugiés, avaient tiré sur eux et leur avaient lancé des grenades pendant 30 minutes après que les réfugiés eurent déclaré vouloir la paix. Imanishimwe n'a n’a pas empêché la perpétration de cette attaque. Il n'a puni aucun militaire suite à cette attaque.
Le 16 avril 1994, des militaires ont sélectionné 12 réfugiés Tutsis et un Hutu parmi les réfugiés du stade Kamarampaka sur la base d’une liste préétablie. Samuel Imanishimwe était présent lors de ces arrestations. Samuel Imanishimwe et les militaires placés sous ses ordres ont emmené les réfugiés pour les interroger sur leurs liens avec le FPR. Plus tard dans la soirée ou durant la nuit, 12 réfugiés Tutsis ont été exécutés avec quatre autres Tutsis qui avaient été sélectionnés et extraits de la cathédrale de Cyangugu par les mêmes autorités peu de temps auparavant.
Le 6 juin 1994, Imanishimwe a participé avec l’aide des militaires placés sous ses ordres à une opération de ratissage dans la ville de Kamembe et à l’arrestation d'environ 300 civils Tutsis au marché de la ville et leur a ordonné d'en tuer certains. Des soldats, agissant sur les ordres d’Imanishimwe, les ont ensuite transféré au camp militaire de Karambo, où, en présence d’Imanishimwe, les soldats en ont sévèrement battu certains et ont enfoncé un clou à coup de marteau dans le pied d’un détenu avant de l’enlever et de le planter dans le pied d’un autre détenu. Pendant que s’exerçaient ces sévices, les militaires interrogeaient les détenus, qui étaient tous des civils Tutsis, pour savoir s’ils étaient membres du FPR et les accusaient de collaborer avec l’ennemi. Imanishimwe n’a rien fait pour interdire aux militaires ou les empêcher d’infliger des mauvais traitements aux détenus. D'autres civils détenus ont été exécutés par les soldats sur ordre d'Imanishimwe.
Au début de l'été 1994, face à l’avancée des troupes du FPR, Imanishimwe a fui le Rwanda. Le 11 août 1997, il a été arrêté au Kenya. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | nationalité : | | | Rwanda |  | | date de naissance : | | | 25.10.1961 |  | | vu pour la dernière fois : | | | Arusha (Tanzanie) |  | | période des faits : | | | 04.1994 - 06.1994 |  | | période du procès : | | | 18.09.2000 - 07.07.2006 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 12.01.2008 |
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