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 |  |  |  | Suhartono Suratman |  | | contexte : | Timor Oriental  | | lieu du procès : | Timor Oriental  | | statut : | Inculpé | | description du statut : | Inculpé pour crime contre l'humanité par le «Groupe d’enquête sur les crimes graves» du Tribunal du district de Dili | | fonction : | Commandant militaire du Timor oriental | |
|  | |  | Le colonel Suhartono Suratman est né le 6 septembre 1952 à Makassar, en Indonésie. Il est militaire de formation et a principalement exercé ses activités au Timor oriental et au Java occidental. A l’époque des faits, il était commandant militaire du Timor oriental. Le 13 août 1999, il a toutefois été écarté sous la pression des Nations unies. Il a été alors promu brigadier général et est devenu porte parole du quartier général de l’armée indonésienne.
La mise en cause de sa responsabilité pénale remonte aux événements qui ont eu lieu au Timor oriental en 1999. Environ 1'400 personnes ont été tuées dans les mois qui ont précédé un référendum sur l’indépendance de la région organisé par les Nations Unies le 30 août 1999 et dans les jours qui ont suivi ce vote. Par ailleurs, plus de 250'000 personnes ont été transférées de force ou ont fui vers le Timor occidental et l’Indonésie. Un grand nombre de personnes ont aussi été victimes d’autres violations des droits de l’homme, notamment d’actes de torture et de viols. Ces crimes ont été perpétrés par des milices soutenues et coordonnées par des membres des forces armées, de la police et des autorités civiles indonésiennes pour influencer le référendum et perturber la mise en application des résultats.
Suhartono Suratman aurait joué un rôle essentiellement de propagande et de formation en lien avec ces événements. Dès août 1998, il aurait rencontré à plusieurs reprises des chefs de milices pro-indonésiennes pour les aider à s’organiser. Il aurait par ailleurs facilité leur armement. Sa responsabilité directe a aussi été évoquée pour des affaires déterminées, notamment pour le massacre de l’église de Liquica le 6 avril 1999, et pour le meurtre du dirigeant indépendantiste Manuel Carrascalao le 17 avril 1999.
Le 22 février 2003, Suhartono Suratman, ainsi que sept autres responsables militaires et civils, ont été inculpés par le « groupe d’enquête sur les crimes graves » (Serious Crimes Unit), un organe mis en place par l’administration transitoire des Nations unies au Timor oriental, en application de la résolution 1272 (1999) du Conseil de sécurité, et placé sous l'autorité du procureur général pour les crimes graves du Timor-Leste. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | nationalité : | | | Indonesia |  | | date de naissance : | | | 06.09.1952 |  | | vu pour la dernière fois : | | | Indonésie |  | | période des faits : | | | 01.01.1999 - 25.10.1999 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 27.02.2010 |
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