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 |  |  |  | Thierry Desmarest |  | | contexte : | Birmanie (Myanmar)  | | lieu du procès : | France  | | statut : | Inculpé | | description du statut : | Accusé en France en 2002 pour emprisonnement illégal pendant la construction d'un pipeline en Birmanie | | fonction : | Directeur de TOTAL EXPLORATION COMPANY de 1992 à 1999, responsable de la partie stratégique du projet de pipeline dans la région de Yadana au Myanmar | |
|  | |  | Thierry Desmarest est né le 18 décembre 1945. Il a obtenu ses diplômes de l’Ecole Polytechnique en 1966 et de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines en 1970. Depuis 1981 il a occupé plusieurs postes au sein de TOTAL EXPLORATION PRODUCTION, jusqu’à ce qu’il soit finalement nommé Président en 1989. La même année il est aussi entré dans la direction de la compagnie. Après que TOTAL ait fusionné avec Petrofina en 1999 (Totalfina), Thierry Desmarest a prit la tête de la direction administrative et est devenu le Président Directeur Général de Totalfina. En 2000 Totalfina a fusionné avec Elf Aquitaine (TotalFinaElf) et Desmarest a de nouveau été élu à la tête de la direction administrative et nommé PDG. Depuis le 6 mai 2003, il a occupé ces deux positions dans la compagnie française TOTAL.
En tant que directeur de TOTAL EXPLORATION PRODUCTION (1989-95), Desmarest était en charge du projet de pipeline Yadana, et donc responsable de l’entièreté de la partie stratégique des opérations de TOTAL au Myanmar. Dans la région de Tenasserim, la sécurité du projet de pipeline avait été assignée aux bataillons de l’armée birmane. Bien que TOTAL et sa direction étaient au courrant des fréquentes et systématiques violations des droits de l’homme perpétrées par ces bataillons, ils sont suspectés de leur avoir donné un soutien moral, financier, logistique et militaire.
Desmarest est suspecté d’avoir personnellement signé des contrats avec les généraux birmans à Rangoon le 10 septembre 1994. Plusieurs rapports d’organisations de droits de l’homme, témoignages de victimes de travail forcé ainsi que des documents internes de TOTAL constitueraient des preuves que TOTAL et sa direction étaient au courant des crimes que leurs partenaires militaires commettaient.
Prétendument, TOTAL aurait payé des compensation à 463 victimes de travail forcé entre décembre 1995 et janvier 1996; ceci démontrerait que la compagnie était informée du sérieux de la situation. Les crimes contre l’humanité perpétrés par les forces de sécurité birmanes pourraient être considérés comme ayant eu le soutien de TOTAL; la compagnie serait ainsi complice de ces crimes. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | nationalité : | | | France |  | | date de naissance : | | | 18.12.1945 |  | | période des faits : | | | 01.01.1988 - 31.12.1996 |  | | catégories de crime : | | | Autre |  | | dernière modification du profil : | | | 18.02.2007 |
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