   | Vous avez une information à partager ? Ou une correction à apporter ? cliquez ici...
|
|
 |  |  |  | Vidoje Blagojevic |  | | contexte : | Ex Yougoslavie  | | lieu du procès : | TPIY (Yougoslavie)  | | statut : | Condamné | | description du statut : | Condamné à 18 ans de prison par la Chambre de Première Instance du TPIY; peine réduite par la Chambre d'appel à 15 ans; transféré en Norvège le 25 janvier 2008 | | fonction : | Commandant de la brigade de Bratunac | |
|  | |  | Vidoje Blagojevic est né à Bratunac le 22 juin 1950. Le 25 mai 1995, il a été nommé Commandant de la Brigade de Bratunac. En juillet 1995, il avait le rang de Colonnel.
Autour du 6 juillet, les forces de l’Armée de la République serbe de Bosnie (VRS) commencèrent une attaque contre la « zone sécurisée » de Srebrenica. Des éléments de la Brigade de Bratunac étaient impliqués dans l’attaque de Srebrenica. Le Colonel Blagojevic donna l’ordre de commencer les activités de combat le 5 juillet et chargea ses subordonnés de mettre à exécution cet ordre.
Dans les jours qui ont suivis cette attaque, les forces de la VRS ont transféré de force hors de l’enclave les femmes et enfants musulmans bosniaques de Srebrenica. Elles ont également capturé, détenu, exécuté sommairement et enterré plus de 7'000 hommes et garçons musulmans bosniaques de l’enclave de Srebrenica.
Des dizaines de milliers de personnes, principalement des femmes, des personnes âgées et des individus sans défense ont fui Srebrenica pour Potocari (base de la FORPRONU). En dépit de leurs tentatives de trouver une route sûre pour Potocari, les réfugiés ont rapidement été bombardés et mitraillés par la VRS, y compris par le 2ème Bataillon de la Brigade de Bratunac.
Quand ces réfugiés arrivèrent à Potocari, la VRS et la MUP (Forces spéciales du ministère de l'intérieur de Serbie) séparèrent les hommes musulmans bosniaques de 16 ans jusqu’à environ 60 ou 70 ans de leur famille. Ces séparations prenaient souvent une forme agressive. Des éléments de la Brigade de Bratunac participèrent à ces séparations.
Ils contribuèrent également aux conditions inhumaines auxquelles furent soumis les civils bosniaques musulmans de Potocari. Les membres de la Brigade de Bratunac firent très peu, voire rien du tout pour alléger la souffrance et les privations extrêmes des Bosniaques musulmans : ils ne leur fournissaient pas assez de nourriture, d’eau ou encore de toilettes. La sécurité qu’ils prétendaient assurer aux réfugiés consistait à les entasser par milliers dans la zone industrielle de Potocari où ils les maintenaient dans la faim, la fatigue et la peur. Par cette action et leur passivité générale, les membres de la Brigade de Bratunac ont contribué aux conditions inhumaines.
Des éléments de la Brigade de Bratunac ont participé à la création d’une atmosphère de peur et de terreur à Potocari.
Ils ont participé au transfert de femmes, d’enfants, de personnes âgées ainsi que d’hommes depuis Potocari.
Des milliers d’hommes musulmans bosniaques sont arrivés dans la ville de Bratunac le 12 et le 13 juillet. Ils ont été détenus de un à trois jours dans divers endroits de la ville. Des éléments de la Brigade de Bratunac contribuèrent aux conditions inhumaines de détentions. Des mesures qui auraient pu être prises pour améliorer la situation des hommes musulmans bosniaques n’ont pas été concrétisées. En surveillant les sites de détention, les membres de la Brigades de Bratunac ont contribué à la continuation de la détention des hommes musulmans bosniaques dans des bus et des bâtiments surpeuplés, en l’absence de nourriture, eau et soins médicaux suffisants.
Du 12 au 19 juillet 1995, un massacre organisé et à grande échelle a été perpétré par des forces de la VRS et des MUP. Des milliers d’hommes musulmans bosniaques de Crebrenica ont été exécutés et enterrés dans les municipalités de Srebrenica, Bratunac et Zvornik.
A Glogova, le 14 juillet, des éléments de la Brigade de Bratunac ont participé à l’ensevelissement des victimes du massacre de l’entrepôt de Kravika. Ils ont également participé au transport des hommes musulmans bosniaques à l’école Grbavci d’Orahovac. L’école Grbavci était utilisée comme centre de détention temporaire pour les hommes qui seraient ensuite exécutés dans un champ voisin. Il n’y a en revanche pas d’éléments démontrant de façon concluante que des membres de la brigade de Bratunac ont participé aux exécutions à Orahovac.
En avril 1996, des enquêteurs du Bureau de Procureur commencèrent à examiner des sites soupçonnés d’avoir été le théâtre d’exécutions et ils exhumèrent des fosses communes. Il devint apparent que des fosses communes autour de Srebrenica avaient été ouvertes et que des corps en avaient été exhumés. Pour la Chambre de Première Instance, l’ouverture des fosses communes et le réensevelissement des victimes ailleurs visaient à faire disparaître les preuves des massacres. L’opération de réensevelissement fût menée sur le terrain par les Brigades de Zvornik et de Bratunac. Elle fut discutée à une réunion qui regroupait Blagojevic et des officiers, le 16 octobre 1995.
Blagojevic a été arrêté en août 2001. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | nationalité : | | | Bosnia and herzegovina |  | | date de naissance : | | | 22.06.1950 |  | | vu pour la dernière fois : | | | Norvège |  | | période des faits : | | | 01.07.1995 - 31.07.1995 |  | | période du procès : | | | 16.08.2001 - 09.05.2007 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 26.01.2008 |
|  |
 | |  |
|
|