Erich Raeder est capturé à la fin de la guerre par les Soviétiques.
Inculpé des chefs d'accusation n° 1 (plan concerté ou complot), 2 (crimes contre la paix) et 3 (crimes de guerre), Erich Raeder a plaidé non coupable.
L'accusation a prouvée que le réarmement de la marine allemande initié par Raeder était une violation du traité de Versailles et faisait donc bien partie d'un complot en vue de commettre un crime contre la paix. De même l'opération Weserübung (l'invasion du Danemark et de la Norvège) constituait une violation flagrante du droit internationale dans la mesure où le Danemark et la Norvège étaient des Etats neutres qui n'avaient fait preuve d'aucune hostilité envers l'Allemagne. De même l'interdiction donnée aux sous-marins allemands de secourir les naufragés alliés ordonné par Donitz et approuvé par son supérieur Raeder était constitutif de crimes de guerre.
En conséquence, le tribunal a reconnu Erich Raeder des crimes visés par les chefs d'accusation n° 1, 2 et 3. Il a été condamné à la prison à vie le 1er octobre 1946.
Dans son pourvoi, Raeder demandait à être fusillé plutôt que de purger une peine d'emprisonnement à vie. Son pourvoi a été rejeté par le conseil de contrôle le 10 octobre 1946.
Incarcéré à la prison de Spandau, Raeder a cependant été libéré le 26 septembre 1955 pour raisons de santé. Il est mort le 6 novembre 1960 à Kiel.
Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.