Mettre le droit au service des victimes des crimes les plus graves
 Indictment / Acte d'accusation
 Le TPIR sollicite l'aide du Kenya pour arrêter un génocidaire
Le Mali, 19 septembre 2007
 International Criminal Tribunal for Rwanda
TRIAL website
 Internationaler Strafgerichtshof für Ruanda
TRIAL Website
 Statut des IStGHR
Pdf
 Statut du TPIR
 Statute of the ICTR
 Tribunal Pénal International pour le Rwanda
Site de TRIAL
Vous avez une information à partager ?
Ou une correction à apporter ?
cliquez ici...

Pour être informé des futures mises à jour de ce profil entrez votre adresse e-mail :

 

 

Devenir membre

 

 

Faire un don

 

 

Lien vers notre site

Felicien Kabuga

contexte : Rwanda Recherche
lieu du procès : TPIR (Rwanda) Recherche
statut : Recherché - Mandat d'arrêt
description du statut : En fuite
fonction : Homme d'affaires, Président du Comité d'initiative de la RTLM et Président du FDN
faits procédure légalecontexte
Félicien Kabuga a fui le Rwanda en juin 1994. A ce jour il n’a pas encore été appréhendé et a réussi à échapper à toutes les tentatives d’arrestation.

Le 22 juillet 1994, Kabuga est entré en Suisse avec un visa valide pour s’y réfugier. Il en a été expulsé le 18 août 1994. Il s’est alors envolé pour Kinshasa en République démocratique du Congo avant que les associations rwandaises suisses n’aient eu le temps de porter plainte contre lui. La Confédération suisse a pris en charge les frais de départ de Kabuga, de sa femme et de leurs sept enfants pour un montant de 21'302 francs suisses. De plus, il s’est avéré qu’avant le décollage, Kabuga s’est rendu librement à la filiale de la banque UBS située à l’aéroport de Genève-Cointrin pour y retirer de l’argent.

Avec la mise en place du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) en 1995, Kabuga est rapidement devenu une des principales cibles des enquêteurs du Tribunal. Le 18 juillet 1997, il a échappé au Kenya à l’opération «Naki» après avoir été repéré dans une résidence du quartier résidentiel Karen de Nairobi. Un officier de la police kenyane aurait averti Kabuga de quitter les lieux. Selon les enquêteurs du TPIR, Kabuga aurait été protégé par la famille du président kenyan Daniel Arap Moi. En avril 1998, selon l’ICG (International Crisis Group), Kabuga aurait été localisé dans une maison appartenant au neveu du président Moi et jouxtant celle du fils du président. Selon un rapport de 1999 de la commission d’enquête des Nations Unies sur les achats d’armes des anciennes milices du gouvernement rwandais, Kabuga aurait vu en Asie du Sud-Est en septembre 1998. Enfin, en 2000, il aurait transité sur le territoire belge, où sa femme réside.

Le 11 juin 2002, les Etats-Unis ont lancé une vaste campagne médiatique au Kenya visant à la capture de Kabuga. Bien que le programme fédéral américain «Rewards for Justice» ait déjà été utilisé pour traquer des accusés du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, c’est la première fois qu’il est utilisé à l’encontre d’un accusé du TPIR. Une récompense allant jusqu’à 5'000'000 US $ a ainsi été offerte pour toute information conduisant à la capture de Kabuga.

En décembre 2002, les Etats-Unis ont accusé l’ancien secrétaire permanent pour la sécurité intérieure kenyane, Zakayo Cheruiyot, d’avoir abrité Kabuga et d’avoir utilisé les infrastructures du gouvernement pour qu’il ne soit pas arrêté. Le Kenya a alors ouvert une enquête.

En janvier 2003, Kabuga a déjoué une tentative d’arrestation menée par la police kenyane et le FBI à Nairobi. Le 17 janvier 2003, l’indicateur censé attiré Kabuga, William Munuhe, a été retrouvé mort.

Le 28 août 2003, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, dans sa résolution 1503, a exhorté tous les Etats, en particulier le Kenya, à coopérer pour traduire Kabuga en justice.

Par ailleurs, le Procureur du TPIR s’est employé à faire confisquer les biens financiers de Kabuga et a réussi à faire bloquer ses comptes bancaires en France, en Suisse et en Belgique.

Kabuga a été inculpé par le TPIR en août 1998 et un mandat d’arrêt international a été issu en août 1999.

Selon un acte d’accusation du 21 novembre 2001, Kabuga est inculpé de 11 chefs d’accusation. Il est accusé «d’entente en vue de commettre le génocide», de «génocide», de «complicité dans le génocide», ainsi que «d’incitation directe et publique à commettre le génocide». Il est aussi accusé «d’assassinat constitutif de crime contre l’humanité», «d’extermination constitutive de crime contre l’humanité», de «viols constitutifs de crime contre l’humanité», de «persécutions pour des raisons politiques, raciales ou religieuses constitutives de crime contre l’humanité» ainsi que de différents crimes de guerre.

Kabuga a d’abord été mis en accusation avec 6 autres personnes. Le 1er septembre 2003, du fait qu’il n’a toujours pas été arrêté, la troisième Chambre de première instance du TPIR – sur requête du procureur – a ordonné la disjonction de l’instance relative à Kabuga de celle dite «gouvernement 1».
Imprimer  Envoyer à un ami  Ajouter à mes favoris    pour en savoir plus...
Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.
  pseudonymes :
  Faracean Kabuga, Idriss Sudi, Abachev Straton, Anathase Munyaruga, Oliver Rukundakuvuga
  vu pour la dernière fois :
  Kenya
  catégories de crime :
  Crimes contre l'humanité
Crimes de guerre
Génocide
  dernière modification du profil :
  23.12.2009
 
Aucun témoin ne doit survivre : Le génocide au Rwanda
Alison Des Forges et al.
Conspiracy to murder
Linda Melvern
Kein Zeuge darf überleben
Alison Des Forges et al.
Leave None to Tell the Story: Genocide in Rwanda
Alison Des Forges et al.
Génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité: la jurisprudence du TPIR
Human Rights Watch (2004)
Genocide, War Crimes and Crimes Against Humanity: Case Law of the ICTR
Human Rights Watch (2004)
Justice à Arusha
De André-Michel Essoungou
Le Tribunal des vaincus: Un Nuremberg pour le Rwanda?
Thierry Cruvellier

icl-f

Le projet Trial Watch a reçu un soutien financier de la Loterie Romande et de la Ville de Genève.
Copyrights © 2010 trial-ch.org. All rights reserved - DB Engineering: J. Bédat, Design: X. Righetti - Informations légales