A la fin de la guerre, Koichi Kido a été arrêté par les forces d’occupation et inculpé par le Tribunal militaire pour l’Extrême-Orient en tant que criminel de classe A.
Kido a plaidé coupable des chefs d’accusation retenus contre lui afin de protéger l’empereur de prendre sur lui la responsabilité des décisions impériales en faveur de la guerre. Afin de coopérer avec le TMI, il a fourni à l’accusation son journal qu’il tenait quotidiennement depuis 1931. Ce journal est devenu par la suite un document important permettant de comprendre le fonctionnement du gouvernement japonais au cours de la guerre.
Le tribunal l’a finalement reconnu coupables des chefs d’accusation suivants :
- n°1 (conspiration pour mener des guerres d’agression contre un ou plusieurs pays)
- n°27 (guerre d’agression contre la Chine)
- n°29 (guerre d’agression contre les Etats-Unis)
- n°31 (guerre d’agression contre le Commonwealth britannique)
- n°32 (guerre d’agression contre les Pays-Bas).
Les autres charges ont été abandonnées par manque de preuves.
Koichi Kido a été condamné à la prison à vie dans la prison de Sugamo.
Vers la fin de l’occupation américaine, en 1951, il aurait envoyé un message à l’empereur Hirohito lui conseillant d’accepter la responsabilité de la défaite et d’abdiquer.
En 1953, Kido est libéré de prison pour cause de problèmes de santé.
Il passe la fin de sa vie à Oiso, et meurt le 6 avril 1977 à l’âge de 88 ans.
Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.