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 |  |  |  | Norbert Dabira |  | | contexte : | Congo-Brazzaville  | | lieu du procès : | France  | | statut : | Instruction en cours | | description du statut : | La Cour de cassation française s'est déclarée compétentep pour juger l'affaire le 9 avril 2008 | | fonction : | Général, Inspecteur général des armées et de la gendarmerie | |
|  | |  | Le 7 décembre 2001, la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et la Ligue française des droits de l’Homme et du citoyen (LDH) ont soutenu l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) et des associations des parents des victimes dans le dépôt d’une plainte pénale, à Paris, contre Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, le général Pierre Oba, ministre de l'intérieur, de la sécurité publique et de l'administration du territoire, le général Norbert Dabira, Inspecteur général des Armées résidant en France (cf. «ramifications»), le général Blaise Adoua, Commandant de la Garde républicaine, dite garde présidentielle, et tous autres que l'instruction pourrait révéler.
Cette plainte à été déposée sur le fondement de la compétence universelle pour torture, disparitions forcées constitutives de crimes de tortures et crimes contre l'humanité (article 689-1 et 689-2 du code de procédure pénale et convention contre la torture) et constitutives de crimes contre l'humanité (article 212-1 du code pénal). Elle précisait que la présence du général Norbert Dabira était avérée sur le territoire français à la date de la saisine, ce qui fondait la compétence des autorités françaises.
Le 1er février 2002, le tribunal de la ville de Meaux a été saisi du dossier.
Le 16 mars 2002, le général Dabira est localisé sur le territoire français, à son domicile de Meaux. Il est placé en garde à vue le 23 mai 2002, puis libéré. Le 19 juin 2002, convoqué en tant que témoin assisté, le général Dabira, invoquant son incapacité à se déplacer suite aux récents événements survenus au Congo Brazzaville, n'a pu être entendu par la justice française. Il est entendu une première fois le 8 juillet 2002.
Le 10 septembre 2002, les autorités congolaises refusent toutefois une nouvelle audition du général Dabira et expriment leur refus de l’exercice de la compétence universelle par la France. Elles indiquent leur souhait de porter l'affaire devant la Cour Internationale de Justice pour conflit de compétence entre la France et le Congo.
Le 16 septembre 2002, le juge d’instruction délivre un mandat d’amener contre Norbert Dabira. Ce dernier est mis en examen pour crimes contre l’humanité, pratique massive et systématique d’enlèvements de personnes suivis de leur disparition pour des motifs idéologiques et en exécution d’un plan concerté contre un groupe de population civile d’avril 1999 à juillet 1999. Un mandat d’arrêt international est délivré à son encontre le 15 janvier 2004.
Au début du mois de décembre 2002, le gouvernement congolais a officiellement introduit une requête auprès de la Cour Internationale de Justice afin d'obtenir que la procédure judiciaire engagée devant le tribunal de Meaux soit déclarée nulle (cf. «points forts»)
Le 27 septembre 2004, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a examiné une requête de demande d’annulation de la procédure concernant Jean-François Ndengue, déposée par le parquet au motif que le magistrat français n'a pas autorité pour instruire le procès des «disparus du Beach» et doit, dans ces conditions, être purement et simplement dessaisi de l'affaire. Mais la cour n’a pas étudié le seul cas « Ndengue » : elle a annulé toute la procédure concernant l’affaire du Beach en France. En effet, par décision du 18 novembre 2004, la chambre d’instruction annule le premier réquisitoire et, par voie de conséquence, l’intégralité de la procédure et non seulement les actes d’instruction contre M. Ndengue, au motif que la plainte était trop générale pour pouvoir fonder une action en compétence universelle devant les juridictions françaises. La procédure contre le général Dabira est donc elle aussi annulée par cette décision.
Après un appel qui a mené au même résultat, les parties civiles se sont pourvues en cassation.
Le 10 janvier 2007, la Chambre criminelle de la Cour de cassation française a décidé de casser et d'annuler "en toutes ses dispositions" la décision du novembre 2004 de la Cour d’appel de Paris. La Cour de cassation a ainsi décidé de renvoyer l'affaire devant la juridiction de Versailles laissant la voie ouverte à la réouverture de l’enquête.
Il est à noter que cette affaire des disparus du Beach a également été jugée au Congo Brazzaville (cf. lieu de procès «Congo-Brazzaville»). |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | vu pour la dernière fois : | | | Congo Brazzaville |  | | période des faits : | | | 05.05.1999 - 14.05.1999 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Disparitions forcées Torture |  | | dernière modification du profil : | | | 15.04.2008 |
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