Condamné le 6 septembre 2006 à 20 ans de prison par la Chambre des crimes de guerre de la Cour de Belgrade. En avril 2007 la Cour supreme de la Serbie a ordonné un nouveau procès.
Le bureau du Procureur de la Cour du district de Belgrade a inculpé Sasa Radak en avril 2005 d’actes criminels commis contre des prisonniers de guerre, en violation de la législation interne, et de crimes de guerre commis contre des prisonniers de guerre, en violation des dispositions du droit international des conflits armés.
Radak a été arrêté en mai 2005. Son procès s’est ouvert le 7 juillet 2005 devant la Cour du district de Belgrade.
Tout au long de son procès, Sasa a nié son implication dans le massacre des 192 prisonniers de guerre croates et a plaidé non coupable. Il a demandé son acquittement pour manque de preuves, estimant que le témoignage à l’origine de son inculpation provenait d’un témoin lui-même impliqué dans le massacre et désirant se soustraire à une condamnation en accusant illégitimement Sasa Radak.
Suite aux témoignages recueillis durant le procès, la Cour a toutefois retenu la participation intentionnelle de Sasa Radak dans l’exécution des prisonniers croates, ainsi que son implication dans les traitements inhumains et dégradants qui leur ont été infligés.
Le 6 septembre 2006, la Chambre des crimes de guerre de la cour de Belgrade a donc condamné Sasa Radak à 20 années d’emprisonnement pour crimes de guerre.
En Avril 2007 la Cour Supreme de la Serbie a ordonné un nouveau procès à cause des violations graves du code de procédure pénale.
Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.