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  Philippe Biamby
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 Articles on the Raboteau Massacre Trial and its consequences
Institute for Justice and Democracy in Haiti
 Justice in Haiti: The Raboteau Trial
The Human Rights Databank
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Joseph Michel François

contexte : Haiti Recherche
lieu du procès : Haiti Recherche
statut : Condamné
description du statut : Condamné en 2000 in absentia pour son rôle dans le massacre de Raboteau.
fonction : Lieutenant-colonel
faitsprocédure légalepoints forts
Le lieutenant-colonel Joseph Michel François est né le 8 mai 1957. En 1991, il a contribué au renversement du président élu d'Haïti Jean-Bertrand Aristide. D'octobre 1991 à octobre 1994, un régime militaire inconstitutionnel et brutal a régné sous la gouvernance de Raoul Cédras (cf. «ramifications»). En tant que chef de la police officielle et secrète sous Cédras, François a été un des principaux dirigeants qui ont semé la terreur en Haïti.

Depuis le début de la dictature militaire, les forces armées haïtiennes ont utilisé des civils ou des paramilitaires pour soutenir leur campagne d'intimidation et de répression à l'égard du peuple haïtien. Les trois années de dictature militaire ont été caractérisées par d'importantes violations des droits humains commanditées par l'Etat et commises par les Forces Armées Haïtiennes ainsi que par l'organisation paramilitaire FRAPH (Front Révolutionnaire Armé pour le Progrès d'Haïti). Leurs pratiques incluaient des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, des arrestations et détentions arbitraires, ainsi que des viols et d'autres violences visant les femmes. Plusieurs milliers de gens ont été tués pendant cette période de gouvernement militaire. Ces abus ont aussi provoqué l'exode de milliers de Haïtiens souvent sur des embarcations de fortune surchargées.

Les membres du FRAPH ont reçu des armes et un entraînement de la part des Forces Armées Haïtiennes qui contrôlaient le gouvernement et le FRAPH était utilisé par les militaires pour maintenir un contrôle sur la population. Grâce au support logistique et financier des Forces Armées Haïtiennes ainsi que de certains civils haïtiens, le FRAPH a tué, a détenu arbitrairement, a violé et a torturé ou maltraité des civils dans les régions et les quartiers les plus pauvres d'Haïti. Il a aussi pillé, mis le feu ou détruit des maisons à fin de briser la résistance de la population au pouvoir militaire. Le viol des femmes a été utilisé en Haïti comme technique pour terroriser la population civile après le coup d'Etat de 1991.

Joseph Michel François a été accusé d'avoir été impliqué dans le massacre de Raboteau. Cet événement qui a lieu du 18 au 22 avril 1994 à Raboteau, en Haïti, a consisté en une attaque par des unités militaires et paramilitaires sur des activistes en faveur de la démocratie durant la dictature de 1991 à 1994 (pour plus de détails, voir "points forts"). En tant que lieutenant-colonel, François était une des personnes en charge du massacre.

En septembre 1994, l'armée états-unienne est arrivée en Haïti pour assurer le retour du gouvernement démocratiquement élu dont Aristide était le président. Le haut commandement du régime militaire, dont Joseph Michel François faisait partie, a fui Haïti pour se rendre dans des pays proches. François a fui en République Dominicaine. Lorsque la République Dominicaine l'a expulsé en 1996, au motif qu'il avait tenté de fomenter un autre coup d'Etat en Haïti, François s'est retrouvé à San Pedro Sula au Honduras, où il a ouvert un modeste magasin de meubles. C'est là que les Américains l'ont arrêté en mars 1997 et l'ont accusé d'avoir fait passer en contrebande 33 tonnes de cocaïne et d'héroïne aux Etats-Unis depuis son aéroport privé en Haïti, tout en encaissant des millions de la part des barons de la drogue colombiens. François a tout nié et est demeuré dans les prisons honduriennes jusqu'en juillet, au moment où la Cour Suprême hondurienne a mis son veto aux efforts d'extradition états-uniens en arguant d'un manque de preuve. Il a été remis en liberté.
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Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.
 nationalité :
 Haiti
 date de naissance :
 08.05.1957
  vu pour la dernière fois :
  San Pedro Sula, Honduras
  période des faits :
 09.1991 - 09.1994
  période du procès :
  10.2000 - 16.11.2000
  catégories de crime :
  Crimes contre l'humanité
Torture
  dernière modification du profil :
  15.02.2006
 

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