    | Vous avez une information à partager ? Ou une correction à apporter ? cliquez ici...
|
|
 |  |  |  | Laurent Bucyibaruta |  | | contexte : | Rwanda  | | lieu du procès : | France  | | statut : | Inculpé | | description du statut : | Mandat d'arrêt émis par le TPIR le 20 juin 2007; arrêté le 20 juillet 2007; libération immédiate ordonné par la Cour d'appel de Paris le 1er août 2007; nouveau mandat d'arrêt émis par le TPIR le 14 aout; nouvellement interpellé le 5 septembre 2007; décision de dessaisissement du TPIR au profit de la justice française le 20 novembre 2007, demande acceptée par la justice française le 20 février 2008 | | fonction : | Préfet de Gikongoro du 4 juillet 1992 jusqu’en juillet 1994 | |
|  | |  | Laurent Bucyibaruta est née en 1944 à Musange, préfecture de Gikongoro, au Rwanda. Il a d’abord été bourgmestre de la commune de Musange, de 1973 à 1974. Il a ensuite été sous-préfet de Butare et de Gisenyi, puis préfet de Kibungo de 1985 à 1992. Il est ensuite devenu préfet de Gikongoro du 4 juillet 1992 jusqu’en juillet 1994. Il a également occupé le poste de député à l’Assemblée nationale jusqu’en 1991, date de l’arrivée du multipartisme au Rwanda. Il fut également militant au sein du Mouvement Républicain National pour la démocratie et le développement (MRND) et chef du comité préfectoral du mouvement Interahamwe, l’organisation des jeunes du MNRD.
Laurent Bucyibaruta est accusé d’avoir été l’un des auteurs présumés du génocide rwandais de 1994.
Selon l’acte d’accusation du TPIR, le prévenu a notamment pris la parole en 1993 lors d’un rassemblement public pour encourager l’assistance à contribuer financièrement à l’achat d’armes pour combattre l’ennemi tutsi.
De plus, Laurent Bucyibaruta aurait, à plusieurs reprises, ordonné aux militaires, aux gendarmes, aux Interahamwe et aux civils armés qui étaient sous ses ordres de commettre plusieurs massacres contre les tutsis, localisés à plusieurs endroits. Ainsi, plusieurs tueries auraient été organisées et dirigées par Laurent Bucyibaruta : le 21 avril 1994 à la paroisse de Cyanika et de Kaduha ; le 22 avril 1994 à la prison de Gikongoro ; le 7 mai 1994 à l’école des filles de Kibeho...
En outre, le 10 avril 1994, Laurent Bucyibaruta aurait utilisé un porte-voix afin d’encourager les tutsis à se rendre à l’école technique de Murambi où il leur aurait promis de la nourriture. Les tutsis qui ont rejoint l’école ont été tués le 20 et 21 avril 1994 par des gendarmes, des policiers et des civils armés.
Il est allégué qu’à l’époque des faits, Laurent Bucyibaruta occupait la fonction de préfet de Gikongoro ; il avait par conséquent autorité sur les fonctionnaires de l’administration publique. Il est également allégué qu’en tant que chef du comité préfectoral du mouvement Interahamwe, il exerçait son autorité et son contrôle sur les Interahamwe et les autres membres du MNRD.
Résidant en France, Laurent Bucyibaruta a fait l’objet d’une première procédure menée par le juge francais et d’une seconde dirigée par le TPIR. Dans le premier cas, il a été arrêté puis libéré en 2000. Mais dans le cadre des poursuites menées par le TPIR, il a été arrêté le 20 juillet 2007 par les autorités françaises en vertu d’un mandat d’arrêt international. Il est actuellement détenu à la prison de la Santé de Paris. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | vu pour la dernière fois : | | | Paris, France |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 21.02.2008 |
|  |
 | |  |
|
|