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17.03.2010
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Laurent Nkunda

contexte : RDC Recherche
lieu du procès : République dém. du Congo Recherche
statut : Inculpé
description du statut : Inculpé par les autorités congolaises en septembre 2005; arrêté le 22 janvier 2009 au Rwanda
fonction : Commandant de milice congolaise
faitsprocédure légale
Laurent Nkunda (alias «Laurent Nkunda Bwatare», «Laurent Nkundabatware», «Laurent Nkunda Mahoro Batware», «général Nkunda») est né le 2 février 1967 à Rutshuru dans la province du Nord-Kivu de la République démocratique du Congo (RDC). Il est marié et a quatre enfants.

Il a étudié la psychologie avant de devenir soldat. En 1993, il a rejoint le Front patriotique rwandais (FPR), le mouvement rebelle formé par des Rwandais tutsis exilés en DRC qui a mis fin au génocide en prenant contrôle du Rwanda en 1994.

Après cette victoire, Laurent Nkunda est retourné en RDC. En 1998, il est devenu un officier supérieur dans le Rassemblement Congolais pour la Démocratie-Goma (RCD-Goma), une des milices les plus importantes en RDC, soutenue par le gouvernement rwandais.

En mai 2002, Nkunda et le général Gabriel Amisi auraient été deux des officiers de la RCD-Goma responsables de la répression brutale d’une tentative de mutinerie à Kisangani. Plus de 160 exécutions sommaires auraient eu lieu. Par exemple, des troupes commandées par Nkunda auraient ligoté, bâillonné et exécuté vingt-huit personnes avant de mettre leurs corps dans des sacs alourdis par des pierres et de les jeter d’un pont de Kisangani. Après le début de l’enquête de l’ONU sur ces crimes, Nkunda et quelques soldats armés auraient pénétré les locaux de l’ONU, où ils auraient capturé et battu deux gardes.

Suite à un accord de paix, le RCD a fusionné avec l’armée nationale du gouvernement de transition en 2003. Nkunda a été nommé général en 2004. Cependant, il a refusé de se soumettre à la volonté de Kinshasa sous la nouvelle hiérarchie de l’armée intégrée et s’est volatilisé avec des centaines de ses anciens soldats dans les forêts de Masisi dans la province du Nord-Kivu. Malgré la promesse de paix, les soldats loyaux à la RCD-Goma se sont battus contre le reste des forces armées congolaises en mai 2004 dans la province de Sud-Kivu. Nkunda et ses troupes ont pris contrôle de la ville de Bukavu dans cette province le 2 juin 2004 en disant que cette action était nécessaire pour cesser le génocide de Congolais tutsis (appelés Banyamulenge dans la région). Certaines personnes ont accusé Nkunda de prendre ses ordres à Kigali, ce qu’il a nié. Pendant cette offensive, les soldats de Nkunda auraient commis des crimes de guerre, y compris des meurtres, des viols et des pillages.

Nkunda et ses troupes se sont retirés de Bukavu suite à des négociations avec les forces de maintien de la paix de l’ONU. Nkunda et une partie de ses soldats se sont réfugiés dans les forêts du Nord-Kivu alors que le reste des forces rebelles a suivi le colonel Jules Mutebusi au Rwanda.

En août 2005, Nkunda a déclaré que le gouvernement congolais était corrompu et incompétent et a réclamé un changement de gouvernement. En septembre 2005, d’autres soldats rwandais ayant appartenu au RCD-Goma ont abandonné l’armée nationale pour rejoindre les forces de Nkunda dans le Nord-Kivu.

Le 18 janvier 2006, les milices ont attaqué et occupé quelques villes du territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Selon un communiqué du gouverneur de la province daté du 26 janvier 2006, les rebelles prenaient des ordres de Nkunda. Des informations locales ont fait savoir que les soldats de Nkunda ainsi que les troupes de l’armée nationale ont commis des crimes de guerre (viols, attaques et pillages). Des dizaines de milliers de Congolais se sont réfugiés dans d’autres provinces ou en Ouganda.

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies en juillet 2002, Mary Robinson, la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, a sollicité l’aide du gouvernement congolais pour l’arrestation des personnes responsables de ces crimes de guerre. Elle a prévenu que, sans recours à la justice, la guerre ne cesserait jamais.
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Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.
 nationalité :
 Congo
 date de naissance :
 02.02.1967
  pseudonymes :
  Laurent Nkunda Bwatare, Laurent Nkundabatware, Laurent Nkunda Mahoro Batware, General Nkunda
  vu pour la dernière fois :
  Rwanda
  période des faits :
 05.2002
  catégories de crime :
  Crimes contre l'humanité
Crimes de guerre
  dernière modification du profil :
  20.01.2010
 

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