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 Deux miliciens congolais plaident non coupables devant la CPI - L'intelligent.com
27.11.2008
Deux miliciens congolais, accusés de crimes de guerre et contre l'humanité, notamment pour meurtres et viols, ont plaidé non coupables devant la Cour pénale internationale (CPI ...
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Mathieu Ngudjolo Chui

contexte : RDC Recherche
lieu du procès : CPI Recherche
statut : Inculpé
description du statut : Mandat d’arrêt scellé délivré par la CPI le 6 juillet 2007; arrêté et transféré au siège de la CPI le 6 février 2008; comparution initiale devant la Cour le 11 février 2008; charges confirmées le 26 septembre 2008
fonction : Ancien dirigeant du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI) et colonel de l'armée nationale du gouvernement de la RDC (FARDC)
faitsprocédure légalepoints forts
Mathieu Ngudjolo Chui, également connu sous le nom de Mathieu Ngudjolo ou Cui Cui Ngudjolo est né le 8 octobre 1970 à Bunia en Ituri, province située dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC). D'appartenance supposée à l'ethnie lendu, il est marié et père de deux enfants.

Il entame rapidement une carrière militaire et devient caporal dans les Forces armées zaïroises (FAZ) de l'ex-dictateur Mobutu Sese Seko. Quand la guerre éclate en 1996, il déserte des FAZ, qui sont balayées en huit mois par une rébellion congolaise soutenue par le Rwanda. Pendant quatre ans, il suit avec succès une formation d'infirmier à Bunia. En 2003, Ngudjolo aurait été nommé parmi les trois plus hauts dirigeants des forces alliées du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI) et de la FRPI (Force de résistance patriotique en Ituri).

Fin 2003, il est arrêté par l'ONU pour le meurtre d'un chauffeur de taxi-moto à Bunia. Il est libéré en 2004 faute de preuve.

En juin 2005, il co-fonde et prend la tête du Mouvement révolutionnaire congolais (MRC), une milice qui continuera à semer la terreur en Ituri. En juillet 2006, il signe un accord de paix avec Kinshasa, promettant de faire démobiliser ses hommes contre la promesse d'une amnistie générale. Il est nommé colonel des FARDC (forces armées de la RDC) en décembre 2006 avant de quitter l'Ituri en novembre 2007 pour un centre de formation militaire pour officiers à Kinshasa, où il se trouve au moment de son appréhension.

Entre janvier 2002 et décembre 2003, plus de 8000 civils ont trouvé la mort et plus d’un demi-million de personnes ont été contraintes d’abandonner leur foyer en Ituri en raison du conflit armé opposant la FNI à d’autres milices armées dans la région de l’Ituri. Entre janvier 2003 et mars 2003 au moins, le FNI et le FRPI (Force de résistance patriotique en Ituri) auraient mené une attaque – revêtant un caractère systématique ou généralisé – dirigée contre la population civile de certaines parties du territoire de l’Ituri.

Mathieu Ngudjolo, en sa qualité de plus haut commandant de la FNI, aurait joué un rôle essentiel dans la planification et la mise en œuvre, le 24 février 2003 ou vers cette date, d’une attaque menée sans discrimination contre le village de Bogoro, sur le territoire de l’Ituri de concert avec des commandants du FRPI. Il aurait aussi ordonné à ses subordonnés d’exécuter cette attaque.

Le 24 février 2003 au matin, des membres de la milice de Ngudjolo auraient pénétré dans le village de Bogoro et auraient mené une attaque sans discrimination, dirigée principalement contre des civils d’ethnie hema. La FNI aurait fait participer activement des enfants âgés de moins de quinze ans à cette attaque. Au moins 200 civils sont morts au cours de l’attaque. De plus, les survivants auraient été enfermés dans un bâtiment où s’entassaient les cadavres. Par ailleurs, des femmes et des filles auraient été enlevées et réduites à la condition d’esclaves sexuelles.

Le 6 février 2008, Ngudjolo est arrêté à Kinshasa par les autorités congolaises et transféré le lendemain au siège de la Cour pénale internationale à La Haye.
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Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente.
 nationalité :
 Congo, the democratic republic of the
 date de naissance :
 08.10.1970
  vu pour la dernière fois :
  La Haye, Pays Bas
  période des faits :
 02.2003 - 02.2003
  catégories de crime :
  Crimes contre l'humanité
Crimes de guerre
  dernière modification du profil :
  27.09.2008
 
The Trial Proceedings of the International Criminal Court
Karin N. Calvo-Goller

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