|  |  |  | Milan Kovacevic |  | | contexte : | Ex Yougoslavie  | | lieu du procès : | TPIY (Yougoslavie)  | | statut : | Décédé avant fin de procédure | | description du statut : | Décédé en détention le 1er août 1998 de causes naturelles | | fonction : | Vice-Président de la Cellule de crise de la Municipalité de Prijedor | |
|  | |  | Milan Kovacevic est né le 10 février 1941, dans le village de Bozici, Municipalité de Prijedor, Bosnie-Herzégovine. Il est anesthésiste a exercé la fonction de Directeur de l’hôpital de Prijedor. Il a adhéré au Parti démocratique serbe (SDS) en 1990. Le 4 janvier 1991, il a officiellement été nommé Président du Comité exécutif de l’Assemblée municipale de Prijedor. Il a également été nommé membre du Comité municipal de défense nationale. Les membres du Comité de défense nationale désignés par le SDS, y compris l’accusé, constituèrent plus tard la Cellule de crise de la Municipalité de Prijedor.
Après la prise de pouvoir par la Cellule de crise du SDS, Milan Kovacevic en a été nommé Vice-président. Sa tâche consistait à assister le Président dans l’exercice de ses fonctions et à le remplacer en cas d’absence; à coordonner toutes les activités de la défense civile (y compris, entre autres, à planifier les mesures de protection de la population serbe durant les attaques et à organiser l’évacuation des cadavres et le déblaiement des bâtiments détruits dans les zones attaquées); à prendre en charge les tâches politiques et de propagande; et à veiller au bon fonctionnement du support logistique nécessaire au succès des activités de combat et à la gestion de la Municipalité.
En tant que Vice-président de la Cellule de crise, Milan Kovacevic a joué un rôle clé dans les crimes perpétrés dans la Municipalité de Prijedor. Le noyau de la Cellule de crise était constitué de Milan Kovacevic, du Président de l’Assemblée municipale (désigné par le SDS), du Président du conseil municipal du SDS à Prijedor, du Commandant de la TO (Défense territoriale) également désigné par le SDS, du Commandant du Centre de sécurité publique (désigné par le SDS) et du Commandant de la garnison locale de l’Armée populaire yougoslave (JNA). Ces membres principaux travaillaient de concert à la planification et à la prise de décision concernant l’ensemble des tâches relevant de la conduite des hostilités et de la destruction des communautés des Musulmans de Bosnie et des Croates de Bosnie résidant dans la Municipalité. Chacun des membres exécutait alors, dans le cadre de ses fonctions spécifiques, la partie du plan d’ensemble qui le concernait. Tout au long de son existence, la Cellule de crise a fonctionné comme un organe collégial chargé de coordonner et de mettre en oeuvre le plan d’ensemble visant à prendre le contrôle de la Municipalité de Prijedor et d’y procéder à un "nettoyage ethnique".
Selon l'acte d'accusation, immédiatement après la prise de contrôle de la ville de Prijedor, la Cellule de crise a imposé aux non-Serbes des restrictions sévères touchant tous les aspects de la vie, y compris la liberté de circulation et le droit à l’emploi. Ces restrictions ont eu pour effet de cantonner la population non serbe dans les villages et les secteurs de la Municipalité où elle vivait. À partir de la fin du mois de mai, ces secteurs ont fait l’objet d’attaques extrêmement violentes menées à grande échelle par les forces militaires et les forces de police serbes. Les Musulmans de Bosnie et les Croates de Bosnie qui ont survécu aux premières attaques d’artillerie et d’infanterie auraient ensuite été capturés par les forces serbes et transférés dans des camps et des installations de détention que la Cellule de crise avait mis sur pied et qu’elle administrait.
Dans les camps et les installations de détention, les forces serbes auraient infligé meurtres, tortures et autres traitements inhumains de préférence aux intellectuels, membres des professions libérales, dirigeants politiques et hommes en âge de combattre qui étaient Musulmans de Bosnie et Croates de Bosnie. Durant la période s’étendant de la fin mai 1992 au début d’août 1992, des centaines au moins de prisonniers auraient péri; leur identité n’est pas toujours connue. Au début d’août 1992, le monde extérieur ayant découvert l’existence des camps, la Cellule de crise a fermé les camps de Keraterm et d’Omarska et transféré les survivants à l’autre camp se trouvant dans la municipalité de Prijedor et au camp de Manjaca, dans la municipalité de Banja Luka. À partir de ces camps, presque tous les Musulmans de Bosnie et Croates de Bosnie survivants ont été transférés ou déportés de force de la région. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | nationalité : | | | Serbia and montenegro |  | | date de naissance : | | | 10.02.1941 |  | | pseudonymes : | | | Mico |  | | période des faits : | | | 04.1992 - 08.1992 |  | | période du procès : | | | 06.07.1998 - 24.08.1998 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 23.12.2009 |
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