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 |  |  |  | Radovan Karadzic |  | | contexte : | Ex Yougoslavie  | | lieu du procès : | TPIY (Yougoslavie)  | | statut : | Inculpé | | description du statut : | Arrêté le 21 juillet 2008 en Serbie; première comparution devant un juge du TPIY le 31 juillet 2008; le juge a plaidé non coupable en son nom le 29 août 2008; requete pour modifier l'acte d'accusation a été déposé le 22 septembre 2008 | | fonction : | Président de la Republika Srpska, chef du parti démocratique serbe (SDS) | |
|  | |  | Radovan Karadzic est né le 19 juin 1945 dans la municipalité de Savnik, située en République fédérale de Yougoslavie, dans l’actuelle République du Monténégro. Il est l’un des membres fondateurs du parti démocratique serbe, le SDS. Il a été le président du SDS du 12 juillet 1990 au 19 juillet 1996 et, à ce titre, président de son Comité central. Le 27 mars 1992, il est devenu Président du Conseil de sécurité nationale de la République serbe de Bosnie ("Republika Srpska"). Radovan Karadzic est ensuite devenu membre de la présidence à trois de la République serbe, le 12 mai 1992, puis Président unique de la République serbe, du 17 décembre 1992 au 19 juillet 1996. A ce titre, il était également commandant suprême des forces armées.
Dès le mois de juillet 1991, les dirigeants serbes de Bosnie, et en particulier Radovan Karadzic, ont cherché à prendre le contrôle des régions de Bosnie-Herzégovine qui avaient été déclarées partie intégrante de la République serbe. Ils se sont efforcés de créer des conditions de vie inhumaines pour les populations non-serbes, les plongeant dans la terreur afin de les pousser à quitter ces régions. Les personnes refusant de partir étaient expulsées ou éliminées. Jusqu’à la fin du mois de novembre 1995, les persécutions et expulsions se sont multipliées.
La population musulmane est allée se réfugier principalement dans les régions rurales de Bosnie qui avaient été jusqu’alors épargnées par les forces serbes de Bosnie, notamment à Srebrenica. Afin de la protéger, le 16 avril 1993, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 819 par laquelle il exigeait que toutes les parties au conflit traitent Srebrenica, Zepa, Gorazde et Tuzla comme des « zones de sécurité » qui ne devaient être la cible d’aucune attaque armée ou autre action hostile.
Cependant, vers le 6 juillet 1995, les forces serbes de Bosnie ont, sur l’ordre de Radovan Karadzic, bombardé Srebrenica et attaqué les postes d’observation de l’ONU situés dans la « zone de sécurité ». Le 11 juillet, elles sont entrées dans la ville. Les Musulmans présents dans l’enclave, plusieurs milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, se sont alors réfugiés dans le complexe des Nations unies à Potocari, à l’intérieur de la « zone de sécurité ». Le lendemain, les forces serbes de Bosnie ont séparé les hommes des femmes et des enfants et les ont placé en détention. Entre le 11 et le 18 juillet, les hommes ont été massivement exécutés.
A l’arrivée des forces serbes dans l’enclave, un autre groupe d’environ 15’000 Musulmans, essentiellement des hommes, ont choisi de fuir pour rejoindre Tuzla à travers les bois. Des milliers d’entre eux ont été capturés par les forces serbes et sommairement exécutés. Le reste de la population musulmane a été massivement expulsée de force hors de l’enclave de Srebrenica, la laissant vide de toute présence musulmane.
Le SDS et les autorités gouvernementales ont ouvert des camps et des centres de détention pour les non-Serbes, gardés par des membres de l’armée et de la police, sous le commandement des hautes autorités serbes, notamment de Radovan Karadzic. Des Musulmans et Croates de Bosnie y étaient détenus dans des conditions inhumaines, dans un climat de terreur constant, créé par des violences aveugles, physiques, morales et sexuelles. Des milliers de détenus sont morts du fait de ces actes inhumains ou ont été sommairement exécutés.
Entre le 1er avril 1992 et le 30 novembre 1995, les forces serbes de Bosnie, placées sous la direction et le commandement de Radovan Karadzic, ont également mené une attaque contre Sarajevo à partir des positions stratégiques dans la ville et aux alentours. Elles ont soumis la ville à un blocus, à des bombardements et à des tirs isolés, faisant des milliers de victimes civiles, parmi lesquelles des enfants et des personnes âgées. Ce siège a duré 44 mois et a instauré un climat de terreur parmi les habitants de la ville dont l’existence est devenue une lutte de chaque jour. Sans gaz, sans électricité ni eau courante, les habitants étaient contraints de s’aventurer à l’extérieur pour s’approvisionner en produits de première nécessité au péril de leur vie.
Enfin, entre le 26 mai et le 2 juin 1995, en réaction aux frappes aériennes de l’OTAN, les forces serbes de Bosnie, placées sous la direction et le commandement de Radovan Karadzic, ont détenu plus de 200 observateurs militaires et membres des forces de maintien de la paix de l’ONU, notamment à Pale et à Sarajevo. Ils ont été gardés en otage sur des sites militaires ou stratégiques afin de les protéger contre de nouvelles frappes de l’OTAN. Certains otages ont été maltraités et menacés durant leur captivité. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | nationalité : | | | Bosnia and herzegovina |  | | date de naissance : | | | 19.06.1945 |  | | vu pour la dernière fois : | | | La Haye, Pays Bas |  | | période des faits : | | | 01.07.1991 - 19.07.1996 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre Génocide |  | | dernière modification du profil : | | | 26.09.2008 |
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