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 |  |  |  | Samuel Hinga Norman |  | | contexte : | Sierra Leone  | | lieu du procès : | Tribunal spécial Sierra Leone  | | statut : | Décédé avant fin de procédure | | description du statut : | Son procès devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone s'est ouvert le 3 juin 2004; décédé le 22 février 2007 | | fonction : | Ancien ministre des affaires intérieures | |
|  | |  | Sam Hinga Norman est né le 1er janvier 1940 à Ngolala Village, district de Bo en Sierra Leone.
Il a servi dans les forces armées sierra léonais de 1959 à 1972, accédant au rang de capitaine. En 1966, il obtient son diplôme de l’école d’officiers d’Aldershot au Royaume-Uni.
Ancien vice-ministre de la Défense, il a été ministre des affaires intérieures de Sierra Leone jusqu’à son arrestation.
Selon l’acte d’accusation, Norman était coordinateur national du CDF (Civil Defence Force), du moins après le 30 novembre 1996, date à partir de laquelle les accuations sont retenues devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone. De ce fait, il aurait été le principal détenteur du pouvoir d’établir, d’organiser, soutenir, d’apporter un soutien logistique et de promouvoir le CDF.
Il aurait également été durant le conflit chef des milices progouvernementales, milices composées de chasseurs traditionnels, les Kamajors, qui s’étaient mises au service du président Ahmad Tejan Kabbah en 1996 pour combattre les rebelles du RUF (Revolutionary United Front).
En tant que coordinateur national du CDF et commandant des Kamajors, Norman aurait eu connaissance et approuvé le recrutement, l’initiation et l’entraînement des Kamajors ainsi que d’enfants de moins de 15 ans, qui auraient par la suite été utilisés pour participer dans les hostilités.
Selon l’acte d’accusation, dans sa position, Norman exerçait l’autorité, le commandement et le contrôle sur tous les membres subordonnés du CDF.
Le plan de Samuel Norman, ainsi que des membres du CDF, aurait été d’utiliser tous les moyens nécessaires à la défaite des forces de l’alliance entre le RUF et l’AFRC (Armed Forces Revolutionary Council) et de gagner le contrôle sur le territoire de la Sierra Leone. Ceci aurait inclus le contrôle total sur la population ainsi que l’élimination complète du RUF/AFRC ainsi que de leurs partisans, sympathisants et toute personne n’ayant pas activement résisté au RUF/AFRC.
L’accusé aurait agit tant individuellement que de concert avec ses subordonnés dans l’exécution de ce plan.
Dans diverses parties du pays, le CDF, en majorité composé de Kamajos, aurait mené des actions militaires à l’encontre du RUF/AFRC. Celles-ci aurait notamment compris des attaques à l’encontre de civils suspectés de «collaborer» avec les rebelles. Identifiés en tant que collaborateurs, ces civils étaient tués illégalement, soit fusillés, cisaillés à mort ou brûlés vifs.
Ces actions, qui comptaient également des pillages, la destruction de propriété privée et l’atteinte à l’intégrité physique, visaient à terroriser et menacer la population locale. |  | pour en savoir plus... |  | Trial Watch rappelle que jusqu'à ce qu'une éventuelle condamnation soit entrée en force, toute personne accusée ou poursuivie par une juridiction nationale ou internationale est présumée innocente. |  |  |  | | nationalité : | | | Sierra leone |  | | date de naissance : | | | 01.01.1940 |  | | vu pour la dernière fois : | | | Freetown (Sierra Leone) |  | | période des faits : | | | 30.11.1996 |  | | période du procès : | | | 07.03.2003 |  | | catégories de crime : | | | Crimes contre l'humanité Crimes de guerre |  | | dernière modification du profil : | | | 01.11.2007 |
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